15 décembre 2009
Petit texte
Je viens juste de terminer la trilogie à la croisée des mondes et que dire?
Pour moi cette trilogie est un véritable chef d'oeuvre...
Qui a dit que la littérature jeunesse ne pouvait pas aborder des thèmes importants comme la philosophie? Peut être faut il savoir dépoussiérer certains vieux livres et les faire sortir à l'air libre?
Quoi qu'il en soit je me demande si je vais pas faire mon mémoire de M1 sur cette trilogie. Après tout les références littéraires et des problématiques essentiels saturent cette oeuvre, et puis j'ai vu que Bernadette Bricout était la directrice des mémoires pour "la litterature jeunessé. Je verrais bien, même si je n'ai pas le niveau pour passer en M2 j'avoue que j'aimerais bien tenter de m'attaquer à un mémoire sur ce thème...
Rien à voir mais j'ai écrit un petit texte sur ce livre, ce qu'il m'évoque...
Marcher, poursuivre...
Un pied devant l'autre et tu seras libre.
Vois tu ce monde à portée de main?
Je veux mille vies, mille visages pour ne jamais avoir à la quitter.
Pas de paradis, ni enfers, ici je suis chez moi.
Je veux tout sentir, regarder, toucher, gouter et entendre.
Mourir vieille et épuisée.
Je ne veux pas de la santé de ces cadavres asséchés...
Aimer un être puis en aimer d'autres...
Que le monde ne périsse pas après moi.
Si l'oublie est notre lot, alors mon corps seul s'échappera du sol.
Chaque particule de mon être sera libre.
Chaque atome formera une nouvelle vie...
A jamais je serais.
Ce monde jamais je ne le quitterais.
Car c'est ici chez moi.
21 novembre 2009
A la croisée des mondes
Mon problème c'est que je suis quelqu'un de passionnée, qui veut aller jusqu'au bout des choses, les rendre presque parfaite, ou tout du moins ancrées en moi. Et surement trop critique et perfectionniste envers moi même.
C'est surement pour ça que je me met à réécrire une nouvelle version de mon nouveau chapitre, ou bien que je relis à nouveau, de manière lente mais certaine à la croisée des mondes. Aussi parce que j'en ai parlé récemment avec un ami, et qu'il ne m'en faut pas plus pour avoir envie de relire cette fabuleuse trilogie.
Cette trilogie est surement mon inspiration principale pour l'écriture de Guilraen. On ne peut apprendre à partir du néant, et j'aime tellement le ton de Pullman qu'il me faut ici vous mettre un extrait d'un interview de cet auteur, qui en plus d'être un très bon écrivain, est aussi un homme intelligent.
Il discute sur la Fantasy et sur certaines de ses limites.
Merci beaucoup pour votre éloquente introduction
qui m’a été traduite, et merci de m’accueillir à Bologne, cette
magnifique cité. J’ai remarqué que le mot “fantasy” est beaucoup revenu
dans ce que vous disiez... Mais je dois vous le dire, je ne suis pas un
auteur de fantasy. Je ne suis pas contradictoire ou simplement méchant.
Le livre qui vient récemment d’être publié, The Broken Bridge
[NdTranscripteur : écrit en 1991, il vient juste d'être publié en
Italie">, est bien sûr encré dans le réel : c’est l’histoire
réaliste d’une fille qui pourrait vivre de nos jours dans le Nord du
Pays de Galles où j’ai moi-même grandi et dont je suis tombé amoureux
des paysages. Adolescent, je dessinais et peignais beaucoup, tout comme
Ginny, mon personnage dans le livre. Je m’intéressais avec passion aux
arts visuels, et j’ai beaucoup appris sur le dessin et la peinture en
regardant les paysages autour de moi, et j’en suis tombé amoureux.
Mais bien sûr, le thème principal du livre, et de tout type de
littérature, quelque soit l’époque, c’est la nature humaine et sa
relation avec ce qui l’entoure, avec l’univers et ses comparses humains
: et c’est le thème de la fiction réaliste. Bien, mon problème avec la
fantasy, la raison pour laquelle je n’en lis pas beaucoup est qu’une
grande part de ce qui existe aujourd’hui en fantasy ne s’intéresse pas
à la nature humaine. Par exemple, Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Tolkien s’intéressait énormément au langage, et il a écrit Le Seigneur des Anneaux en partie pour donner un cadre au langage qu’il avait inventé, le langage des Elfes : c’était son intérêt de prédilection.
Et en tant que lecteur, les livres qui m’envoûtent le plus, ce sont
les grandes oeuvres réalistes : ces grands romanciers Anglais,
Français, Russes, qui savent le mieux parmi tous les auteurs donner de
la richesse et de la vie à leurs écrits. Bien, quand je me suis
retrouvé – à ma grande surprise– à écrire une oeuvre qui ne pouvait
qu’être qualifiée de fantasy, j’ai du me demander pourquoi je le
faisais. Je ne lis que peu de fantasy, pourquoi donc étais-je en train
d’écrire de la fantasy, ceci était dur à comprendre. Vous avez à faire…
Quand vous êtes un auteur, il vous faut suivre ce que votre imagination
vous dicte de faire, et non pas ce que votre conscience ou votre
volonté vous dicte.
Et je me suis retrouvé à écrire cette oeuvre qui ressemblait à de
la fantasy à première vue, et je savais que ce serait un long livre qui
me prendrait beaucoup de temps à écrire, plusieurs années ; et j’ai
réalisé assez tôt que le seul moyen de rendre cela intéressant à mes
yeux était de jouer sur les apparences et les mécanismes de la fantasy
pour dire quelque chose que je pensais être vrai, que je trouvais être
intéressant, sur la nature humaine et sur la psychologie. Plus
spécifiquement, sur la manière de grandir, la différence entre
l’innocence et l’expérience, dans les termes du grand poète William
Blake.
Ce qui nous arrive à l’adolescence, quand on passe de l’enfance à l’âge adulte, c’est le Cœur, je suppose, de la trilogie A la Croisée des Mondes.
C’est pourquoi je dis qu’il ne s’agit pas réellement d’une œuvre de
fantasy, c’est une oeuvre à caractère réaliste, parce que je vais
aussi… y dire quelque chose de vrai.
Quand je vois le nombre d’exemplaires des livres qui ont été
vendues, et dans tous les différents pays, la seule raison que je voie
au succès des livres, c’est qu’ils disent quelque chose de vrai sur une
expérience que nous avons tous eue, car nous sommes adultes ou sur le
point de le devenir, car on est enfant, ou que l’on est en train de le
vivre car on est adolescent. C’est une expérience humaine universelle.
Et tout comme le mythe sur lequel est fondée mon histoire, le mythe
dans le troisième chapitre du livre de la Genèse dans la Bible,
l’histoire d’Adam et Eve dans le Jardin, c’est quelque chose
d’universellement vrai. Je me suis senti très rassuré, très conforté,
quand j’ai découvert que je racontais cette histoire, car c’est une
très bonne histoire, et qui a duré fort longtemps, ce qui signifiait
qu’il devait bien y avoir quelque chose dedans.
J’ai eu l’autre jour une copie du livre de Silvana de Mari, Le Dernier Elfe,
et je n’ai pas encore eu le temps de le lire entièrement à cette heure,
mais je dois dire, en se basant sur le premier que j’ai lu que Silvana
de Mari n’est pas non plus une auteure de fantasy. Et je l’admire en
cela, car elle fait dans ce livre ce que bien peu d’auteurs de fantasy
font : comme je le disais il y a une minute, utiliser les techniques de
la fantasy pour examiner ce que signifie être des êtres humains.
Je continue d’être surpris du nombre de personnes à qui a plu ma
trilogie, et du nombre de personnes qui attendent le film qui est en
train d’être fait en ce moment, et sortira en décembre. Je vais
continuer à écrire les livres que mon imagination me demande d’écrire;
mais je vais les mener un petit peu dans la direction où ma conscience
veut aller. Je continuerai à dire ce que je pense et crois être vrai
sur la nature humaine, qui est, comme je l’ai dit, le vrai sujet de
toute littérature.
Le site des fans de à la croisée des mondes où je vous aie trouvé l'interview.
12 octobre 2009
Les avantages du livre papier
Les quatorze qualités que j'attends d'un e-book
Avec
beaucoup d'humour et un peu de mauvaise foi, un journaliste britannique
raconte pourquoi il n'est pas encore prêt à adopter le livre
électronique.
N'allez pas imaginer que je suis un
de ces réacs ronchons qui font preuve d'un fétichisme irrationnel à
l'égard de l'objet livre. Bien au contraire! Dans l'espoir de hâter
l'avènement de l'excitante révolution du livre électronique, je liste
ci dessous les caractéristiques minimales que devra posséder un lecteur
de livre électronique pour avoir du succès. Lui demander qu'il ait les
mêmes fonctionnalités du livre papier est une exigence somme toute
raisonnable. Voilà donc à quoi ressemblera le livre électronique du
futur:
1 Il devra disposer d'une source d'énergie inépuisable et n'aura jamais besoin d'être rechargé.
2 Sa lisibilité devra être aussi bonne que celle de la page imprimée. (Non, Amazon, vraiment aussi bonne que la page imprimée!)
3
Il devra pourvoir résister à du vin ou à du café renversés, à
l'exposition au soleil, à l'eau de mer, et tomber e morceaux tout en
restant parfaitement lisible.
4 On devra
pouvoir y griffonner des annotations ou des gribouillis dans la marge,
au crayon de papier ou au stylo à pointe fibre. (NB: Écrire dans la
marge à l'aide d'un clavier pouce minable n'est pas une solution
satisfaisante.)
5 On devra pouvoir en feuilleter les pages afin de se faire une idée du fil argumentatif ou narratif du texte.
6 On devra aussi pouvoir déchirer un coin de page pour y noter son numéro de téléphone (ou celui de quelqu'un d'autre).
7
Le titre de ce que l'on est en en train de lire devra apparaître de
façon très visible, afin que l'on puisse faire étalage de son érudition
ou de son sens de l'humour dans le cafés ou dans les transports publics.
8
Ce devra être un bel objet pas un machin hideux. (Note à l'attention de
Amazon: par pitié la prochaine fois, essayez de débaucher des gens de
chez Sony ou Apple.)
9 Les livres qu'il
contiendra devront pouvoir continuer à êtres conçus par des typographes
et des graphistes afin de satisfaire notre plaisir esthétique.
10
On devra encore pouvoir prêter des livres ou en donner à ses amis, ou
bien en prendre et en abandonner dans ces bibliothèques de cafés de
bord de mer par les clients.
11 On devra
pouvoir utiliser l'e-book comme support stable pour rouler une
cigarette ou toute autre gâterie à base de feuilles sans craindre que
les débris n'endommagent la carte mère.
12
Lorsqu'on recevra la nouvelle édition mise à jour du dictionnaire
Oxford de philosophie, on devra pouvoir utiliser l'ancienne pour
rehausser l'enceinte gauche de son bureau.
13
L'e-book devra, en outre, faire office de tapette à insectes et de
chapeau improvisé. A la plage, posé sur le visage, il fera un parfait
pare-soleil.
14 On devra pouvoir lancer
violemment un livre débile comme « print is dead » (le texte imprimé
est mort), de Jeff Gomez, sans pour autant se priver de la possibilité
de lire d'autres livres.
Voilà juste quatorze petites conditions à remplir pour que nous puissions renoncer au papier.
Ce n'est pas trop demander non?
Steven Poole, The gardian, londres
09 septembre 2009
Paul Eluard/ d'un et de deux et de tous

Je suis le spectateur et l'acteur et l'auteur
Je suis la femme et son mari et leur enfant
Et le premier amour et le dernier amour
Et le passant furtif et l'amour confondu
*
Et de nouveau la femme et son lit et sa robe
Et ses bras partagés et le travail de l'homme
Et son plaisir en flèche et la houle femelle
Simple et double ma chair n'est jamais en exil
*
Car où commence un corps je prend forme et conscience
Et même quand un corps se défait dans la mort
Je gis en son creuset j'épouse son tourment
Son infamie honore et mon cœur et la vie
Corps mémorable
Parce que j'aime Eluard même si certaines le trouvent naif, même si je comprend pas tout. J'adore les images qui se collent à mes rétines quand je le bouquine.
02 juillet 2009
Akira / Katsuhiro Otomo
Certaines œuvres littéraires musicales on le droit de garder une place à part dans votre cœur. Tout le monde comprend que tel ou tel film/livre/album soit dans vos classiques. La BD commence à acquérir ses lettres de noblesses dans le grand public (et pas seulement les amateurs de BD). Par contre je trouve que le manga a encore du mal à s'imposer comme étant autre chose que du fast food culturelle. C'est bien dommage car bien avant l'essor que le manga connait aujourd'hui dans nos vers paturages de petits bijoux existaient déjà.
Je veux bien sur parler d'Akira, cette œuvre que j'ai lu la première fois au collège dans la bibliothèque municipale de ma ville. Une claque à tout point de vue. Graphique, scénaristique...
Comme de nombreuses villes, l'ancien visage de Tokyo est défiguré par une bombe atomique en 1992 lors de la troisième guerre mondiale. Nous sommes en 2030, Néo-Tokyo est une mégalopole aux allures de cité corrompue. Kanéda et sa bande sont des jeunes motards totalement désœuvrés qui ratissent Tokyo aux volants de leurs bolides. Jusqu'à la nuit où Tetsuo, le meilleurs ami de Kanéda, a un accident en essayant d'évitant un étrange garçon au visage de vieillard. Sur la main de ce dernier un numéro: 26. Blessé Tetsuo est alors capturé par l'armée qui accomplit des tests sur lui dans le cadre d'un projet militaire secret visant à repérer et à développer des pouvoirs psychiques. Kanéda et sa bande de motards junkie cherchent alors à comprendre ce qui arrive à leur potes...
Akira est au Seinen ce que Dragon Ball est au Shonen: une référence. Des décors très bien dessinés, un scénario assez complexe et des personnages intéressant, ce manga a occupé un certains nombres des mes nuits.
Le dessin peut paraître vieillot pour certain, en effet il n'est pas du même acabit du manga actuel (il date de 1984). Pourtant il serait bête de passer à côté juste à cause d'une impression du à notre vision du manga actuel.
Par contre à choisir je préfère l'édition en noir et blanc, la coloration de la version couleur laisse vraiment à désirer question détail.
Pour finir sur le parallèle fait avec Dragon Ball, une adaptation américaine de ce manga se profile. Je pense que j'en parlerais ici. J'essaie de ne pas avoir d' a priori mais j'espère vraiment ne pas être aussi déçue que pour l'adaptation de La croisée des mondes....
11 mai 2009
Lettres et chauvinisme
Si il y a bien une chose que j'apprécie c'est la littérature comparée. J'adore cette manière de lier des œuvres entre elles, je trouve que ça donne plus de sens. Pour moi la littérature est toujours inscrite dans un contexte donné, une époque, un esprit. En gros j'apprécie réellement les cours d'histoire littéraire et je trouve stupide que à ma fac nous nous sommes contentés de survoler seulement les différents mouvements.
Pour mon cours de littérature
japonaise en traduction, je dois lier deux livres que rien ne lie en
apparence: La pluie noire de Masuji Ibuse traitant de la bombe
atomique et cette lumière qui vient de la mer de Hawakami Hiromi,
qui parle du passage à l'age adulte d'un jeune japonais de 17 ans.
Je dois parler de la manière dont la temporalité est traitée. Et même si ce sujet peut paraître chiant à mourir pour certain je trouve cela passionnant de découvrir (même au travers d'une traduction) un autre univers littéraire que celui hexagonale.
Non parce que je tiens à dire que les études de lettres modernes sont marqués par un certain chauvinisme. Ce que je trouve dommage surtout quand je me retape les confessions de Rousseau et tartuffe (l'année dernière) de Molière, tout deux étudiés au lycée.
Certains objecteront que la case traduction dénature les oeuvres et que à cause de cela il vaut mieux étudier de la littérature française en VO.
A cela j'objecterais qu'avoir découvert l'année dernière Tchekhov en VF a été vraiment quelque chose de génial, et qu'il vaut mieux connaître une œuvre au travers de traduction que de ne pas la connaître.
J'ajouterais aussi: pourquoi avoir refuser que je fasse un exposé sur Milan Kundera, auteur d'origine tchèque mais qui a vécu en France et écrit en français?
La culture est malheureusement parfois le théâtre de soucis d'identité culturelle. Et j'ai bien trop souvent l'impression que les « élites culturelles » placent l'occident sur un piédestal et nient les autres civilisations et leurs créations.
31 janvier 2009
Un livre
Nous vivons dans une société de l'image.
Bon ça n'importe quel abruti qui va au cinéma et qui a une télévision arrivera à cette conclusion. Pourtant je ne sais pas pour vous mais je n'ai jamais rien trouver de plus intime qu'un livre. Comment ça ma vie sentimentale est affreusement vide?
Non ce que je veux dire c'est qu'il n'y a rien de plus intime et de solitaire que d'ouvrir un livre. De plus devant un livre on est jamais démuni: on s'arrête quand on le choisit, on lit à la vitesse que nous choisissons. Un livre, on est seul face à lui; Pas d'intermédiaire entre ses pages et notre regard. On peut se stopper le poser et réfléchir sur ses mots qui résonnent encore dans notre tête.
Bon effectivement tout cela provient d'une étudiante en lettres modernes, incapable de revendre ses livres et qui se demande comme elle va faire pour caser les prochains. Mais les émotions, les pensées qui peuvent me traverser quand je déflore un livre sont les plus intimes à mon sens.
16 janvier 2009
Sing "Yesterday" for me
Voilà bien un de mes manga préférés et ce même si il a des défauts notables. Par exemple certains longueurs, et oui la publication a enfin repris, mais en espérant que Kei Toume en a fini de nous faire tourner en rond. Bon si je n'explique pas l'histoire vous ne comprendrez rien.
Uozomi est ce qu'on appelle au Japon un freeters. Il a fini ses études et a un petit boulot, au lieu de suivre le modèle de l'employé dans une grande firme. Il travaille dans un convini (petits magasins japonais) et ne sait pas trop quoi faire de sa vie, il aime la photographie mais n'a pas assez de volonté pour se lancer dans ce domaine. Le manga démarre avec sa rencontre avec Haru nonaka. Même si Rikuo la qualifie de jeune fille byzarre (notament à cause de son corbeau apprivoisé), elle se révèle être plus mature que lui. Elle aussi est une freeters, en effet, obligée d'arrêter ses études, elle travaille dans un café comme serveuse. Elle est amoureuse depuis longtemps de Rikuo mais celui ci est amoureux de Shinako, une de ses amies de fac devenue prof depuis le temps.
L'histoire tourne autour de ce triangle amoureux mais pas seulement. Les personnages
secondaires sont fouillés, ils ne sont pas juste des faire valoir.
Ce manga est un seinen, et non un shojo comme le théme amoureux pourrais le faire croire. Les questions que se posent les diffèrents protagoniste sont vraiment typiques des gens de notre ou même un peu plus vieux: suis je dans la bonne voie? Ai je vraiment envie de rentrer dans le système et de travailler comme tout le monde? Qu'est ce que je veux faire de ma vie.
Tout cela est servie par un dessin que j'adore, crayonné et faussement négligé quand on voit comment sont bien fait les décors. Le rythme de la narration est lente, l'histoire pas réellement trépidante car l'on s'arrete toujours un moment dans la tête des personnages pour entendre leurs interrogations.
Mais voilà tout n'est quand même pas parfait! Kei Toume si tu passe sur mon blog, que tu
sais lire le français (heu...) et que tu lis ça écoute moi!
Déjà bosse un peu plus rapidement: entre le 4 et 5 j'ai attendu quelques années parce que y avait plus d'inspiration.
Et puis maintenant il serait quand même temps que l'intrigue avance. D'autant que même si j'adore cette histoire je ne suis pas fan des triangles amoureux.
Donc à lire pour les amateurs de manga, mais avec peu d'action!
Et puis Shinako, elle est bonne à baffer non?
12 décembre 2008
La consolante/ Anna Gavalda
Voilà un livre qui m'a donné quelques difficultés.
En effet, j'attendais depuis un petit moment le nouveau livre d'Anna Gavalda. "Ensemble c'est tout" trône dans ma bibliothéque et est devenu un de "mes classiques", ce sont ces livres que j'étudierais jamais dans le cadre de mes cours (la littérature attend que ses artistes soient morts avant de les étudier, contrairement à l'art où on a le droit des parler de personne qui sont encore vivantes) mais qui ont un peu changer ma vie. "Ensemble c'est tout" ne raconte rien d'incroyable mais le style d'anna gavalda m' marqué au fer rouge et je l'ai d'ailleurs parfois imité. J'adore son style, cinglant, rapide, émaillé. Des touches de peintures/mots qui nous font voir notre monde différemment. Mais bon je ne vais pas vous parler de ce livre là, mais de "La consolante".
Ce livre se concentre autour de charles Balanda, architecte, la quarentaine et approche de cinquante ans. Sa vie toute étriquée bascule quand il apprend que anouk, la mère d'un ami est morte. Il se met alors à chuter mais se relève tout doucement.
Je m'y suis reprise à deux fois pour lire ce livre. Il est d'ailleurs une magnifique illustration de cette idée: si tu n'arrive pas à lire un livre, c'est pas un crime, il est pas forcément mauvais. Pose le sur une étagère et quand il te fera à nouveau de l'oeil ce sera peut être le bon moment pour le lire.
J'ai creusé ce livre. Il est tout sec au début puis peu à peu on brise l'écorce et on goute une sève délicieuse (belle métaphore filée hein?).
Oui un très bon livre, beaucoup moins decevant que le dernier Amélie Nothomb (en même temps elles ne naviguent pas dans les mêmes sphères), mais moins facile d'accès qu'"Ensemble c'est tout". Même si au final il est aussi bien.
Je suis heureuse que Anna gavalda aie pris son temps, le résultat est bon, très bon.






















