02 juillet 2009
Akira / Katsuhiro Otomo
Certaines œuvres littéraires musicales on le droit de garder une place à part dans votre cœur. Tout le monde comprend que tel ou tel film/livre/album soit dans vos classiques. La BD commence à acquérir ses lettres de noblesses dans le grand public (et pas seulement les amateurs de BD). Par contre je trouve que le manga a encore du mal à s'imposer comme étant autre chose que du fast food culturelle. C'est bien dommage car bien avant l'essor que le manga connait aujourd'hui dans nos vers paturages de petits bijoux existaient déjà.
Je veux bien sur parler d'Akira, cette œuvre que j'ai lu la première fois au collège dans la bibliothèque municipale de ma ville. Une claque à tout point de vue. Graphique, scénaristique...
Comme de nombreuses villes, l'ancien visage de Tokyo est défiguré par une bombe atomique en 1992 lors de la troisième guerre mondiale. Nous sommes en 2030, Néo-Tokyo est une mégalopole aux allures de cité corrompue. Kanéda et sa bande sont des jeunes motards totalement désœuvrés qui ratissent Tokyo aux volants de leurs bolides. Jusqu'à la nuit où Tetsuo, le meilleurs ami de Kanéda, a un accident en essayant d'évitant un étrange garçon au visage de vieillard. Sur la main de ce dernier un numéro: 26. Blessé Tetsuo est alors capturé par l'armée qui accomplit des tests sur lui dans le cadre d'un projet militaire secret visant à repérer et à développer des pouvoirs psychiques. Kanéda et sa bande de motards junkie cherchent alors à comprendre ce qui arrive à leur potes...
Akira est au Seinen ce que Dragon Ball est au Shonen: une référence. Des décors très bien dessinés, un scénario assez complexe et des personnages intéressant, ce manga a occupé un certains nombres des mes nuits.
Le dessin peut paraître vieillot pour certain, en effet il n'est pas du même acabit du manga actuel (il date de 1984). Pourtant il serait bête de passer à côté juste à cause d'une impression du à notre vision du manga actuel.
Par contre à choisir je préfère l'édition en noir et blanc, la coloration de la version couleur laisse vraiment à désirer question détail.
Pour finir sur le parallèle fait avec Dragon Ball, une adaptation américaine de ce manga se profile. Je pense que j'en parlerais ici. J'essaie de ne pas avoir d' a priori mais j'espère vraiment ne pas être aussi déçue que pour l'adaptation de La croisée des mondes....
17 février 2009
Le voyage de Chihiro
J'ai revu hier soir le voyage de
Chihiro avec ma petite famille. Je me suis alors souvenue pourquoi
j'aime autant ce dessin animé et quand je l'ai vu pour la
première fois.

J'avais douze ans. Mon oncle m'avait proposé d'aller au cinéma. Donc nous voilà devant le cinéma de Fontainebleau, un mercredi après midi. Je ne savais pas ce que je voulais voir. Il se trouvait qu'il n'y avait qu'un seul dessin animé. Le voyage de Chihiro.
La salle était peu remplie. On s'installa. Le film débuta.
C'était un véritable ovni pour moi dont la culture cinématographique n'était composé que de Walt disney et de films d'horreurs de série B (drôle de mélange).
Déjà il y a la beauté
graphique... Les couleurs éclatantes de cette mer, de ces
champs,
l'ocre de l'hôtel. Mes yeux flattés ne quittent
plus l'écran.
Et les chimères... Ces créatures sorties tout droit des légendes japonaises m'étaient totalement inconnues. Ces volatiles géants, ces ombres, Yubaba la sorcière et sa sœur jumelle Zeniba, avec autant de rides... La masse des serviteurs qui servent des créatures plus fantasmagoriques les unes que les autres. Je me voyais perdues parmi eux comme la jeune Chihiro.
Et parlons un peu d'elle. De ces
expressions aussi drôles qu'attendrissantes. Une peureuse
pleurnicharde qui se transforme en être courageux et
déterminée. Et les petites boules de
suie du vieux
kamaji....
J'avais adorée. Mon oncle s'était endormi. J'étais déçue parce que je n'avais personne à qui dire que j'avais aimé ce film. Le pire c'est que j'arrivais pas à dire pourquoi je l'avais tant aimé. C'est assez énervant de ne trouver personne pour parler après un film. C'est grâce à ce film le Japon a commencé à m'intriguer.
16 janvier 2009
Sing "Yesterday" for me
Voilà bien un de mes manga préférés et ce même si il a des défauts notables. Par exemple certains longueurs, et oui la publication a enfin repris, mais en espérant que Kei Toume en a fini de nous faire tourner en rond. Bon si je n'explique pas l'histoire vous ne comprendrez rien.
Uozomi est ce qu'on appelle au Japon un freeters. Il a fini ses études et a un petit boulot, au lieu de suivre le modèle de l'employé dans une grande firme. Il travaille dans un convini (petits magasins japonais) et ne sait pas trop quoi faire de sa vie, il aime la photographie mais n'a pas assez de volonté pour se lancer dans ce domaine. Le manga démarre avec sa rencontre avec Haru nonaka. Même si Rikuo la qualifie de jeune fille byzarre (notament à cause de son corbeau apprivoisé), elle se révèle être plus mature que lui. Elle aussi est une freeters, en effet, obligée d'arrêter ses études, elle travaille dans un café comme serveuse. Elle est amoureuse depuis longtemps de Rikuo mais celui ci est amoureux de Shinako, une de ses amies de fac devenue prof depuis le temps.
L'histoire tourne autour de ce triangle amoureux mais pas seulement. Les personnages
secondaires sont fouillés, ils ne sont pas juste des faire valoir.
Ce manga est un seinen, et non un shojo comme le théme amoureux pourrais le faire croire. Les questions que se posent les diffèrents protagoniste sont vraiment typiques des gens de notre ou même un peu plus vieux: suis je dans la bonne voie? Ai je vraiment envie de rentrer dans le système et de travailler comme tout le monde? Qu'est ce que je veux faire de ma vie.
Tout cela est servie par un dessin que j'adore, crayonné et faussement négligé quand on voit comment sont bien fait les décors. Le rythme de la narration est lente, l'histoire pas réellement trépidante car l'on s'arrete toujours un moment dans la tête des personnages pour entendre leurs interrogations.
Mais voilà tout n'est quand même pas parfait! Kei Toume si tu passe sur mon blog, que tu
sais lire le français (heu...) et que tu lis ça écoute moi!
Déjà bosse un peu plus rapidement: entre le 4 et 5 j'ai attendu quelques années parce que y avait plus d'inspiration.
Et puis maintenant il serait quand même temps que l'intrigue avance. D'autant que même si j'adore cette histoire je ne suis pas fan des triangles amoureux.
Donc à lire pour les amateurs de manga, mais avec peu d'action!
Et puis Shinako, elle est bonne à baffer non?
















