12 octobre 2009
Les avantages du livre papier
Les quatorze qualités que j'attends d'un e-book
Avec
beaucoup d'humour et un peu de mauvaise foi, un journaliste britannique
raconte pourquoi il n'est pas encore prêt à adopter le livre
électronique.
N'allez pas imaginer que je suis un
de ces réacs ronchons qui font preuve d'un fétichisme irrationnel à
l'égard de l'objet livre. Bien au contraire! Dans l'espoir de hâter
l'avènement de l'excitante révolution du livre électronique, je liste
ci dessous les caractéristiques minimales que devra posséder un lecteur
de livre électronique pour avoir du succès. Lui demander qu'il ait les
mêmes fonctionnalités du livre papier est une exigence somme toute
raisonnable. Voilà donc à quoi ressemblera le livre électronique du
futur:
1 Il devra disposer d'une source d'énergie inépuisable et n'aura jamais besoin d'être rechargé.
2 Sa lisibilité devra être aussi bonne que celle de la page imprimée. (Non, Amazon, vraiment aussi bonne que la page imprimée!)
3
Il devra pourvoir résister à du vin ou à du café renversés, à
l'exposition au soleil, à l'eau de mer, et tomber e morceaux tout en
restant parfaitement lisible.
4 On devra
pouvoir y griffonner des annotations ou des gribouillis dans la marge,
au crayon de papier ou au stylo à pointe fibre. (NB: Écrire dans la
marge à l'aide d'un clavier pouce minable n'est pas une solution
satisfaisante.)
5 On devra pouvoir en feuilleter les pages afin de se faire une idée du fil argumentatif ou narratif du texte.
6 On devra aussi pouvoir déchirer un coin de page pour y noter son numéro de téléphone (ou celui de quelqu'un d'autre).
7
Le titre de ce que l'on est en en train de lire devra apparaître de
façon très visible, afin que l'on puisse faire étalage de son érudition
ou de son sens de l'humour dans le cafés ou dans les transports publics.
8
Ce devra être un bel objet pas un machin hideux. (Note à l'attention de
Amazon: par pitié la prochaine fois, essayez de débaucher des gens de
chez Sony ou Apple.)
9 Les livres qu'il
contiendra devront pouvoir continuer à êtres conçus par des typographes
et des graphistes afin de satisfaire notre plaisir esthétique.
10
On devra encore pouvoir prêter des livres ou en donner à ses amis, ou
bien en prendre et en abandonner dans ces bibliothèques de cafés de
bord de mer par les clients.
11 On devra
pouvoir utiliser l'e-book comme support stable pour rouler une
cigarette ou toute autre gâterie à base de feuilles sans craindre que
les débris n'endommagent la carte mère.
12
Lorsqu'on recevra la nouvelle édition mise à jour du dictionnaire
Oxford de philosophie, on devra pouvoir utiliser l'ancienne pour
rehausser l'enceinte gauche de son bureau.
13
L'e-book devra, en outre, faire office de tapette à insectes et de
chapeau improvisé. A la plage, posé sur le visage, il fera un parfait
pare-soleil.
14 On devra pouvoir lancer
violemment un livre débile comme « print is dead » (le texte imprimé
est mort), de Jeff Gomez, sans pour autant se priver de la possibilité
de lire d'autres livres.
Voilà juste quatorze petites conditions à remplir pour que nous puissions renoncer au papier.
Ce n'est pas trop demander non?
Steven Poole, The gardian, londres
04 octobre 2009
Raphaelle Roland
Raphaelle Roland est le personnage principal de mon histoire. C'est drôle à dire mais depuis que je pense à cette histoire, elle est presque devenue une amie.
Sa voix est dans ma tête, plus le temps passe, plus elle prend vie dans mon crâne.
Sa vie se trace doucement, son histoire personnelle.
C'est peut être pour ça que au fil des versions de mon premier chapitre, je commence à me tourner vers le pronom personnel "je" et vers le "présent".
Un petit truc qui est un résumé rapide, avec sa voix.
Le reste de l'histoire sera surement dans ce ton.
J'écris ces quelques mots avec le peu de papier qu'il me reste. Peut être devrais je commencer par le début. Je me nomme Raphaëlle Roland. J'ai quinze ans et rien ne m'a préparé à ce que je vis en ce moment même.
J'ai mené jusqu'à alors une vie sur rail. Je le dis: je n'ai jamais pris une seule décision. Je suis née dans une famille aisée. Je n'ai pas connu de grands conflits familiaux, même pour leur divorce mes parents ont tout fait pour me protéger. A l'école, j'ai quelques amis mais aucune grande amitié. Je suis bonne élève, mais je n'ai aucun talent particulier. Je suis une parfaite illustration de ce que certains nomment: dans la moyenne...
Jusqu'à ce jour d'octobre.
Je devais prendre le train pour me rendre chez mon père, passer les vacances de la Toussaint en sa compagnie. Tout était comme d'habitude, les mêmes gestes quotidiens: ma mère qui sort la valise de la voiture, elle et son nouveau mari qui m'accompagne sur le quai, les dernières embrassades, moi qui monte dans le train, moi qui ouvre un lit et qui m'endors le train partie.
Sauf qu'il n'y a pas eu de réveil doux, bercée par le train qui arrive à sa destination.
Non, je me cogne contre le dossier me faisant face, j'entends des cris, les gens paniquent. Je ne comprend pas ce qui se passe. Un liquide chaud me coule sur le front. Je touche et je regarde ma main. C'est du sang.
Je regarde par la fenêtre. Surprise, je note qu'il fait nuit. Pourtant ma montre affiche à peine seize heures. Je ne comprend rien.
D'autres cris, je me lève pour comprendre ce qu'il se passe.
Des gens en combinaisons noires sont à l'entrée du wagon. Je vois leurs visages. Leur peau est sombre comme la nuit, leurs yeux rouges scintillent étrangement dans les ténèbres ambiantes. Ils se mettent à parler et soudain je comprend qu'ils ne sont pas humains.
C'est ainsi que je fis ma première rencontre avec les noxums.
D'autres choses ce sont passés depuis, je ne peux toutes les décrire sur ce maigre morceau de papier. Tout ce que je sais, c'est qu'ici ce n'est pas chez moi. Ce monde a ses règles qui ne sont pas celles du notre.
26 septembre 2009
Final Fantasy 1
Je me suis procuré la réédition sur advance du tout premier Final Fantasy. Et oui il me démangeait d'essayer le premier soft de la saga de rpg si bien connue.
Bien que ce jeu aie été refondu pour la ds, il garde un aspect très old school qui n'est pas sans m'intéresser. Ces petits bouts de pixels sont toujours agréable à regarder. Je vous laisse quelques image de la première version sur nes et celle sur advance. Les décors sont plus remis au goût du jour, les personnages et les monstres mieux modélisés bien qu'il y aie cette touche un peu old school qui est conservé. Il s'agit plus d'une amélioration graphique qu'une véritable refonte (mais bon c'est un avis de noob alors...).
sur nes
sur advance
Sinon côté scénario que dire? J'ai l'impression de voir l'ancêtre sans finesse des Final Fantasy. Les personnages principaux sont les guerriers de la lumière et voilà tout ce qu'on en sait. Je n'ai jamais vu des personnages de jeu ayant aussi peu d'histoire (en comparaison pacman est un personnage au passé lourd émotionnellement parlant). Ils sont porteurs de quatre joyeux qui correspondent aux forces des quatre éléments (trop fort) et se doivent d'aller botter le cul à un certain garland qui a emprisonné la princesse du royaume. Mais comme ça suffisait pas, il faut aussi aller casser du démon parce que y en a quatre (liés aux quatre éléments of course) qui menace l'équilibre de notre cher monde.
Voilà je pense avoir tout dit. On est loin des scénarios des derniers (le 9 mon chouchou jusque à la fin des temps et au delà encore). Ici j'ai l'impression de voir un être monocellulaire en pleine évolution. On a déjà certains éléments qui deviendront ensuite récurrent dans la série, comme les chocobo, Bahamut le seigneur des dragons par exemple.
Je suis tout de même contente d'avoir pu jouer, à ce qui a été à un moment pour les studios squaresoft, la dernière fantaisie.
17 septembre 2009
Angoisses nocturnes
Un vieux texte, parce que d'une je suis une feignasse et de deux c'est toujours d'actualité.
Il fait nuit, je ne peux plus dormir. Mon cœur bat dans ma gorge et le sommeil devient intolérable.
A côté de moi, ma sœur paisiblement endormie, ignore tout de mes angoisses nocturnes. Je me lève. Assise, je prends ma tête entre les mains. J’ouvre les yeux et reste attentive à toute la vie qui est en moi.
Mon cœur battait dans ma gorge et le sommeil devenait intolérable. J’avais peur.
Oh rien qu’une peur banal, celle d’une conscience confrontée à sa propre inconsistance. La peur de la mort.
C’était une nuit ordinaire. Accomplir tout les rituels nécessaires afin d’éloigner de mon esprit l’analogie entre le sommeil et la mort. Fermer les yeux en se disant c’est pour mieux vivre demain. Penser à ma journée tout en jouant le numéro de l’autocensure. Tout cela en évitant cette étrange sensation. La sensation qu’au delà des parois de mon crâne, il n’y a rien.
Rien qu’un gouffre sans nom.
Comble de la banalité…
Je n’ai rien inventé, je ne suis pas la première qu’elle hante.
Oui je n’ai rien inventé, il n’empêche qu’elle me bouffe les tripes. Elle me les dévore à tel point que je n’ai pas la force de crier pour la faire fuir.
Demain je prendrais le train, le métro. Je regarderais mes semblables en essayant de percer, sous leurs airs hagards et cernes diverses, un écho à mon angoisse. Rien, je n’y ai pas accès. Je suis sourde ou bien ils sont muets.
Arrivée sur les quais de la gare, je regarderais la foule s’étaler, se diriger vers des destinations aussi diverses que sans sens. Je penserais : dans un siècle tout ces gens et moi-même nous serons tous morts. Nos arrières petits enfants iront poser de temps en temps des fleurs sur nos tombes. Peut être même penseront-ils à nous lorsqu’ils s’ennuieront.
Dans deux siècles, il n’y aura même plus notre souvenir.
Et durant ces instants là je me sens seule. Seule et angoissée.
Angoisse est le mot parfait. Dans le dictionnaire, il est définit ainsi : « malaise caractérisé par un sentiment de forte peur accompagnée de sensations physiques désagréables ».
Je sortirais de mon train et assaillie par cette pensée, je me dirigerais vers le métro avec mes malheureuses tripes nouées. Ces si fugaces organes soumis au temps et à mon angoisse me feront alors souffrir. Peut être me font elles mal pour rappeler leur présence, de manière à me faire savoir que la venue de la grande faucheuse n’est pas pour maintenant ? A vrai dire je n’en sais rien et je serais étonnée que cette explication soit la bonne. C’est bien trop romanesque pour être réelle. Encore de la vie dans du papier.
Malgré tout je persévérais dans la routine. J’irais en cours, je rigolerais, je mangerais. Je ferais des milliers de choses et je ne penserais plus à la mort. Je dégusterais des mots imprimés sur des livres comme des grands crus et mon angoisse sera loin. Puis au détour d’une phrase, quelques mots y feront mention, et j’aurais à nouveau mal au bide. Une crise d’angoisse me fera à nouveau souffrir.
15 septembre 2009
Concert de Mylène Farmer
Il y a des périodes de votre existence où vous avez l'impression que tout ce que vous attendiez, tout ce vers quoi vous tendiez arrive. Malgré l'apparence cet article ne sera pas du 3615 my life. Bref, même pour moi ça fait un peu trop, pas réellement habituée de voir mes projets aboutir avec autant de ponctualité.
1 an et demi que j'attendais cela et voilà c'est fait. J'ai assisté au concert de Mylène Farmer au stade de France. Je sais qu'elle divise que certains n'apprécient pas du tout, alors si c'est le cas, et ben passez votre chemin, je vous retiens pas.
Alors avant le concert, il y a eu l'attente. Une longue attente au soleil, accompagné d'une sieste grâce au chapeau de mon Kevinou. Puis le merdier pour arriver au stade, la foule compacte. L'attente dans le stade de nouveau, la fatigue qui me submerge.
Puis tout ça c'est envolé comme par magie avec son arrivée. Un spectacle incroyable, sa voix, les costumes, la ferveur du public. Comme une transe.
Le thème du show était résolument organique. Entre les costumes déguisés par Jean Paul Gauthier et représentant la chair à vif, et le décor, constitué de dizaines de box avec des mannequins nus, et sans oublier les deux statuettes encadrant l'écran géant faisant penser aux dessins anatomiques de la renaissance.
Puis progressivement, et avec les changements de costume de Mylène Farmer, on retrouve le mysticisme qui lui est chère. D'ailleurs au passage on peut relever sa coiffure. En effet, à l'arrière de son chignon on pouvait apercevoir un crane, ainsi qu'une couronne de croix.
Du côté chanson, on bien sur eu le
droit à des extraits de son dernier album, point de suture. Album
plus que moyen mais qu'elle a réussit à rattraper avec ce concert.
On a pu aussi entendre le traditionnel rêver. Mais certaines
musiques on carrément drainé toutes les énergies: je pense à
Pourvu qu'elles soient douces, Libertine, XXL, California, Sans
Contrefaçon ou bien encore désenchanté, qui constituera son final.
Voilà un concert génial, heureuse d'avoir pu enfin assister à un de ses concerts. Et pour conclure...
Dis môman pourquoi je suis pas un
garçon?
(photos trouvés sur le site Mylène.net)
09 septembre 2009
Petits liens en vrac
Je suis une feignasse. Pas que je m'en plaigne car à mon sens la paresse est l'ultime raffinement des gens civilisés (pour ceux qui l'auraient pas compris je me la pète légèrement au passage). C'est pour cela que cette article ne sera qu'un petit condensé de liens vers des sphères d'internet que j'apprécie pour leur contenu judicieux.
Puis cela est aussi du à mon déménagement récent (tellement récent que pas fini encore) et à mes allers et venus dans un magasin de meubles suédois bien connu, avec des articles répondant aux doux noms de Fjus, Bodo, Lykta ou encore Lagra. Puis mon programme est plutôt chargé en ce moment:
Le 12 concert de Mylène Farmer avec mon Michou!
Le 20 tattoo art fest à Paris avec mon père ce tatoué ^^ (j'en ferais surement un article sur mon autre blog)
Tout cela agrémenté d'une sauce de paperasses. Oui en faite je suis encore en train de faire du 3615 my life...
Bon alors ces petits liens:
- ici la critique d'un bouquin que j'ai lu il n'y pas longtemps et qu'une amie critique parfaitement bien. Pas besoin de rajouter quoi que ce soit à ce qu'elle dit.
-j'ai trouvé le wikipedia du monde vampirique culturel. C'est par ici et c'est super interessant.
-Pour rester dans le rouge et le noir, un peu de musique. Les Ongles Rouges un groupe de femmes qui nous font voyager dans un 19ème sècle morbide, noir et affreusement féminin.
Paul Eluard/ d'un et de deux et de tous

Je suis le spectateur et l'acteur et l'auteur
Je suis la femme et son mari et leur enfant
Et le premier amour et le dernier amour
Et le passant furtif et l'amour confondu
*
Et de nouveau la femme et son lit et sa robe
Et ses bras partagés et le travail de l'homme
Et son plaisir en flèche et la houle femelle
Simple et double ma chair n'est jamais en exil
*
Car où commence un corps je prend forme et conscience
Et même quand un corps se défait dans la mort
Je gis en son creuset j'épouse son tourment
Son infamie honore et mon cœur et la vie
Corps mémorable
Parce que j'aime Eluard même si certaines le trouvent naif, même si je comprend pas tout. J'adore les images qui se collent à mes rétines quand je le bouquine.
21 août 2009
Fais ce que voudras
L’abbaye de Thélème, Gargantua, chapitre LVII (1534).
L’extrait :
Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :
FAIS CE QUE VOUDRAS,
car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.
Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient. S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.
Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.
Pourquoi ai je mis l'extrait de Rabelais ici. Peut être à cause de mes lectures du moment, peut être aussi parce que j'ai envie de retourner à la faculté.
Non en réalité, je l'ai mis car c'est une des rares formes d'utopie que j'apprécie. J'avais lu à un certain moment l'utopie de Thomas Moore et que comme beaucoup d'autres elle me semblait être une contre utopie. La société qu'y décrivait Moore me semblait plus une prison où les citoyens avaient au final très peu de liberté.
Peut être l'ai je mis sur mon blog aussi parce que le boulot de caissière m'ennuie de plus en plus. Je ne fais que passer des articles les uns après les autres, j'en ai mal aux bras. Les clients vous traitent parfois comme de la merde ne vous disant même pas bonjour. Il est d'ailleurs assez drôle de noter qu'il ne vous "calcule" qu'à partir du moment où vous ne leur adressait plus du tout la parole. En effet, si mon bonjour d'accueil ne rencontre aucun écho, je décide de me taire, de mimer celui ou celle qui me fait face. Certains se réveillent alors et vous disent quand même au revoir, surpris de vous voir si silencieux, tendant la main, jouant alors à merveille le rôle de machine dans lequel ils vous enferment.
Je me rappelle qu'un ami me disait que la politesse était une marque d'hypocrisie. Il n'a peut être pas tort. Mais il n'y a qu'envers d'autres humains que le besoin d'être hypocrite s'exprime. Quand on a même plus besoin de vous dire bonjour c'est qu'on nie ce statut d'humain.
Après tout qui a dit bonjour à son pc ou sa voiture ce matin?
13 août 2009
Zombie? Vous avez dit Zombie?
Après être tombée sur cette article dans le blog Fuck you Billy, je ne pouvais garder le silence. Car dans ce simple article se cache un débat qui remue toute la communauté geekesque: les zombies doivent-ils courir ou déambuler les deux bras en avant et en meuglant comme une vache?
(vous avez vu ça c'est un débat dans le genre fondamental of the dead)
Plus sérieusement si on se penche sur son article on comprend pourquoi dans la vague actuel de films zombiesques ceux ci se mettent à galoper comme de jeunes gazelles. En effet son article contient la réponse: « Les zombies sont là pour nous faire rire, ils sont les seuls personnages - avec peut-être les vampires - à avoir cette faculté, et s’ils commencent à se mettre à courir, alors de suite ce n’est plus marrant, ça fout juste les boules. ».
rec
Sauf que justement dans ces films (que ce soit 28 jours plus tard ou encore rec) il ne s'agit plus réellement de Zombie à mon avis mais plutôt de contaminés. Un nuance qui peut paraître minime mais qui a son importance.
En effet le zombie que nous dirons classique est un mort réanimé à la vie par de la magie (vaudou) ou bien un virus (comme dans les jeux vidéo resident evil par exemple). Ils sont donc généralement en état de putréfaction avancé, stupide, mou et à la recherche de cervelles fraiches à sucer. Mais voilà avec le temps ces zombies sont devenues de plus en plus comiques.
L'idée de contamination quand à elle
est récente parce qu'elle répond aux angoisses de notre société
actuelle. Il suffit de voir comment les gens réagissent à l'annonce
de la grippe H1N1. Aujourd'hui la peur n'est plus la menace nucléaire
mais la menace biologique. Les contaminés de 28 jours plus tard ou
encore rec sont donc l'expression de cette peur. Car tout mythe nous
révèle quelque chose sur nous et nait au sein d'une société
donné. L'idée d'humains contaminés par un virus, ultra violents et
faisant vaciller notre civilisation n'aurait pas pu naître dans une
autre culture. Car si le zmbie dans le vaudou sont dénués de
volonté et contrôlé par le sorcier, les contaminés sont par
essence hors de contrôle.

Le réveil du personnage principal dans un Londres angoissant
Les contaminés ne sont pas des morts vivants. Mais des êtres atteints de furie, détruisant tout sans distinction. De ce fait je ne vois pas en quoi ils ne pourraient courir. De plus leur attribuer les mêmes capacités que nous les rend bien plus effrayants.
11 août 2009
To be a student
Ma lettre de démission a été donné. Je quitterais la grande distribution à partir de septembre. Sans grande tristesse je dois l'avouer. Bon excepté pour les gens avec qui je me suis liée d'amitié.
Et oui effectivement ma demande de logement pour le crous a été accepté. Je serais donc une étudiante parisienne l'année prochaine. C'est rare que je dise ce genre de chose mais j'ai hâte de retourner sur les bancs de la fac. L'ambiance, les copines, les cours qui me donnent l'impression d'être moins conne, avoir envie de faire pleins de choses sans en avoir le temps.
Et surtout l'indépendance. Quand certaines rêvent du prince charmant sur son canasson au blanc pelage, moi je ne rêve que de faire ce que je veux sans avoir à demander la permission. Gérer mon existence comme je le souhaite.
Ne me prenez pas pour une imbécile, je sais par avance que des choses n'iront pas. La vie se charge souvent de vous montrer une réalité bien différente de celle de votre imagination. Pourtant j'ai envie de changement, de rencontrer des gens, d'avoir ma piaule à moi.
Bon soyons réaliste, je vais quand même surement devoir refaire caissière chez mammouth, histoire de manger quand même.





















