Par ma fenêtre

Bonjour vous êtes ici sur mon blog. C'est une fenêtre ouverte sur mon monde. En bref un foutoir qui me correspond... En ce moment je dois être sur mon lit à écouter de la musique en rêvant de changer le monde, mais en restant sur mon lit... Bonne vis

28 novembre 2009

Le coeur

toreyo

Il y a un peu plus de vingt ans de cela un organe insolent aux couleurs rougeoyante s'est éveillé dans mon minuscule corps.

Une petite pompe affolée qui s'agite encore désespérément aujourd'hui.


On dit que le cœur est l'organe de la passion mais c'est faux. Moi l'amour se situe dans mes tripes. Tuyauterie écœurante qui ne cherche qu'a se remplir sans fin et qui se tord sans raison, agitée de ridicules spasmes.


Non le cœur c'est l'organe de la vie. Il bat sans savoir pourquoi et un jour il s'arrêtera comme toute mécanique rouillée par le poids des années. Il bat, lent tic tac régulier qui ne cesse pas, et qui égrène les heures et les minutes jusque dans me tempes.


Voilà ce à quoi m'a fait penser cette image. Pour en voir d'autres de cet illustrateur c'est par .

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24 novembre 2009

Texte pour la philosophie et littérature des passions




J'ai un cours assez intéressant qui retrace l'histoire des passions au travers de la philosophie et de la littérature. Ma prof a proposé de rendre un texte descriptif sur une passion. Comme je travaille sur la paresse au travers de l'unique roman de Ionesco "Le solitaire" je me suis inspirée de ça pour écrire ce texte.

Je dis ça à mes ami(e)s ne croyez pas que je dépressive ou ce genre de trucs, pour moi écrire c'est un véritable aspire venin qui me retire mes angoisses et me permet de mieux comprendre les choses qui m'entourent.
Aller je vous laisse lire mon petit travail (enfin si on peut le dire comme ça)


ciel_de_jaulny




Allongée dans l'herbe, le corps lourd et pesant, je contemple le ciel.

 

Il est si lourd, comme un caveau au dessus de ma tête, un ultime couvercle.

 


 

Je sais bien que je devrais me lever et vaquer à mes occupations, au lieu de rester là à penser sans attache, mais rien n'est pressant. Ça attendra bien quelques minutes. De toute manière, je suis soudée au sol. J'épouse parfaitement la terre, et mon corps se perd dans son immensité. Ça me donne le tournis, pour ne pas tomber je reste immobile.

 

Après tout je pourrais bien rester là éternellement à paresser.

 

Je me prend à m'imaginer, le temps passant ce que je pourrais devenir si je restais là immobile. L'herbe pousserait autour de moi. Des feuilles mortes dissimuleront mon visage à autrui et mon cœur battra de plus en plus doucement jusqu'à s'arrêter.

 

Avec le temps des insectes divers viendraient nettoyer mon corps de cette chair agitée superflue. Le vent découvraient mon squelette de calcaire à la vue de tous et je rejoindrais la quiétude des pierres.

 

Pourquoi s'agiter? Après tout que je vive cent ans ou que je me laisse aller ici le résultat sera le même. L'ennui éternelle et parfait qui ne se pense même plus.

 


 

Peu à peu l'herbe poussera autour de moi. Peut être même qu'un jeune arbre poussera là où il y avait autrefois un cœur qui bat.

 


 

Je suis sortie de ma rêverie par quelques passants pressés qui marchent d'un pas rapide vers des destinations qui me sont inconnues.

 

Ils courent presque sans prendre le temps de contempler quelques instants ce qui les entourent. Je m'interroge: leur arrivent ils à eux aussi de s'allonger dans un parc, ou même sur leur lit, pour regarder le plafond ou bien le ciel sans rien faire?

 

A quoi bon si on ne s'accorde pas quelques rêveries solitaires et oisives? Dans quel but pensent-ils vivre si ils ne prennent jamais le temps de ne rien faire? Juste rester avec soi, sans aucunes activités pour les détourner d'eux mêmes?

 


 

Soudain le ciel me paraît tellement lourd et pesant qu'il m'écrase. Je n'arrive plus à respirer alors je me relève et reprend ma route.

 

Identique à tout ces passants...

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12 novembre 2009

Guilraen

Comme certains le savent, entr mes cours, devoirs et sorties, je tente de poursuivre mon histoire sur le monde de Guilraen (parce qu'il a enfin un nom).

Comme mon premier chapitre me dérange à nouveau...
Je le ferais jamais bon sang...

Enfin bref je le trouve beaucoup trop statique et je pense que je vais essayer de trouver une autre accroche, j'ai déjà quelques idées. Alors en attendant de trouver des idées je bosse sur les créatures qui peuplent Guilraen.

Et là en surfant le net, en quête d'idée et d'inspiration je me suis souvenue de cette illustratrice Milk (aller voir ces dessins ici). En effet ces dessins de jeune fille m'ont inspirés pour les Sigrines, un peuple nomade dont les territoires sont annexés par un autre peuple (oui je sais, c'est surement du au faite que j'étudie En attendant les barbares de Coetzee).

Les Sigrines ressemblent à des gazelles, ou biches et sont des créatures paisibles mais qui poussés dans leur retranchement vont se mettre à prendre les armes, sentant qu'un destin semblable aux asservis les attend.

St_Sebastian


Iude en fait partie, même si physiquement elle sera beaucoup plus animale que le montre ces illustrations.

takemehome

Toutes les créatures de Guilraen s'inspirent d'animaux, de toute manière rien de très originale dans mon histoire.
Mais comme j'en discutais avec une amie prôche, chercher l'originalité à tout prix est à la fois illusoire et orgueilleux. Il faut connaître les codes pour les utiliser intelligemment. Au final chaque élément pris séparemment n'a rien de neuf, c'est de la manière qu'ils sont assemblés que notre personnalité s'exprime.

Pour ceux qui pensent qui s'inquiète (si il y en lauleu) je ne laisserais pas tomber cette histoire, elle est bien trop présente à présent dans mon esprit. L'accouchement va juste prendre un peu de temps et être quelque peu douloureux ...

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14 octobre 2009

Histoire sur le monde de Guilraen

Comme le dit si justement le propos, il y a que les cons qui changent pas d'avis. En écrivant le premier chapitre je me suis rendu compte que finalement la première personne et le présent sonnaient faux.

Donc je vous laisse les toutes premières pages de mon histoire, tout chaud sorti de mon cerveau. Si vous pouviez réagir, me dire ce que vous en pensez, même si j'avoue que pour le moment il ne s'y passe pas grand chose...

Il y a les commentaire pour ça me direz vous, mais j'ai comme l'impression que je tiens le bon bout. Il me suffit de progresser dans cette voie. Pour les commentaires il faut juste laisser une adresse e-mail ^^

Critiquez mais soyez pas trop méchant !




Sa tête cogna violemment contre quelque chose de dure. Elle ouvrit les yeux, elle était dans un train, toujours le même. Il faisait sombre, dehors c'était la nuit et toutes les lumières du wagon étaient éteintes. Pourtant elle devinait chaque siège et savais qu'elle était seule.

Elle sentit un liquide chaud et épais qui coulait sur son fond. Elle le toucha de sa main. C'était poisseux. Elle regarda ses doigts et sans surprise elle constata que le liquide était foncé. Son propre sang.

Elle se leva et s'avança dans la rangée de sièges vides. Elle demanda si il y avait quelqu'un, elle pouvait sentir l'effroi dans sa propre voix. Sans surprise, elle n'eut aucune réponse.

Elle continua d'avancer jusqu'à la porte du wagon. Elle ne contrôlait pas ses pas. Tout était réglé par avance. Elle sortit enfin, dehors, l'air était glaciale. Mais ce n'était qu'une idée, elle ne ressentait rien.


C'est normal puisqu'elle ne faisait que rêver.


Les deux lunes dans le ciel éclairaient si bien qu'elle put voir le bosquet qui l'entourait. L'ombre des arbres l'effrayaient. Elle continua de marcher puis trébucha dans l'herbe humide de rosée. Elle tomba face contre terre. Elle était toute retournée. Quelque chose y brillait. Un collier au bout duquel un pendentif pendait. Elle le ramassa et je le sera contre elle, comme une preuve que cela c'était réellement passé.

Alors elle se releva et sans trop savoir pourquoi appela dans la nuit quelqu'un mais personne ne répondit. Personne n'était là pour répondre à son appel.


Elle se réveilla à ce moment là.

Elle se redressa, un dernier cri mourant sur mes lèvres.

_Il n'y a personne...

Une odeur âcre l'agressa, c'était sa première pensée éveillée. Elle se souvint alors non sans dégout que cette odeur, c'était celle de son propre corps. Ses cheveux humides de sueur collaient sur son front et sa nuque. Elle se sentait salle et poisseuse.

Elle ne reconnaissais pas la chambre. Elle était quelque peu déçue que ce ne soit pas la sienne. Peut être qu'un jour se réveillerait-elle sans l'espoir vain d'être de retour chez soi?

La lumière du jour persait au travers de rideaux épais. Elle eut envie d'air, tout de suite. Elle ouvrit la fenêtre en grand,  ne regarda même pas la rue, et se contenta d'inspirer l'air, d'en remplir ses poumons jusqu'à en être rassasiés.

_Tu es enfin réveillée?


Elle se retourna et la vit. Elle était belle avec ses longs cheveux noirs, sa peau sombre aux reflets bleutés et ses yeux rouges vifs. Elle se sentit encore plus sale et misérable en la voyant. Elle murmura un faible oui, elle ne savait pas trop quoi lui dire. Peut être que le mot merci serait un bon choix.

Elle se dirigea vers la jeune fille et posa sur le lit un plateau couvert de nourriture.

_Tu dois avoir faim? N'est ce pas?

Son estomac choisit ce moment pour émettre un bruit pas réellement élégant mais qui lui évitait de prononcer encore un faible oui.

_Tiens alors là tu as une infusion avec quelques biscuits, puis quelques fruits, je veux prendre soin de toi, il faut que tu réhabitue doucement ton corps …

_Comment est ce que ça se fait que j'arrive à vous comprendre?

Cette phrase était sortie toute seule de sa bouche, elle se rendit compte à quel point elle n'était pas aimable avec celle qui la traitait enfin comme un être humain depuis plusieurs semaines. C'est drôle mais dans sa situation la peur de paraître impolie ne devrait pas être le dernier soucis?

_C'est grâce à la petite machine que je t'ai mis sur la tempe. Tu te souviens?


Ses doigts effleurèrent sa tempe. Elle sentit alors quelque chose froid de dur et lisse.

_Qu'est ce que c'est?

Quelque chose s'effrita, elle regarda ses doigts: du sang coagulé.

_Mais qu'est ce que vous m'avez fait!

Elle se leva, et vint doucement vers elle comme si elle avait peur d'effrayer un peu plus la bête apeurée qu'elle était.

_Ce n'est rien qu'une machine qui te permet de comprendre ma langue et de t'exprimer dans la mienne. Ne me remercie surtout pas, dit-elle en soulevant une de mes mèches de cheveux gras et en examinant l'objet collé à ma tempe. Tu n'imagine même pas le mal que j'ai eu pour en trouver une comme ça. Toute notre technologie fonctionne à l'énergie et avec ceux de ton espèce ça ne fonctionne pas.

_Merci...

_C'est bon, tu ne sais pas pourquoi je t'aide. Mange un peu, je te prépare un bain et des vêtements propres. Je pense que tu appréciera.

Elle se dirigea vers la porte.

_Attendez, je ne sais même pas comment vous vous appelez!

_Je m'appelle Larani, mais ne t'inquiète pas, nous aurons tout le temps de bavarder un peu plus tard. Mange pour le moment.


Elle ouvrit la porte, et s'en alla, aussi simplement.

Elle ne savait pas trop quoi penser d'elle. Mais elle avait tellement faim qu'elle se posa sur le lit et examina la nourriture que Larani lui avait amené. Elle huma la boisson, une légère fumée s'en échappait. Le liquide était sombre, et même si l'odeur était différente, elle espérait que son goût ne soit pas amère comme celui du café. Elle détestait le café. Elle prit un gâteau, ils étaient bruns et parfumés. Elle en mit un dans sa bouche qu'elle laissa doucement fondre sur son palais, ils étaient  délicatement sucrés, elle dégusta lentement. Les fruits attirèrent son regard, de couleurs vives et de formes inconnus, ils ne ressemblaient à aucuns qu'elle connaissait. Elle croqua avidement dans un d'une jolie couleur noir luisante. Ses dents ripèrent sur son écorce.

_Et merde, dit-elle tout en reposant le fruit dur comme de la pierre.


Elle mangea tranquillement, elle me sentait calme et tranquille à présent. Cette sensation de paix ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas ressenti. Depuis qu'elle était débarquée dans ce monde, dans ce cauchemar...

Elle aimerait rentrer chez elle. Revoir sa mère, son père, ses quelques amis. Mais chaque matin c'est ici qu'elle se réveillait. Son ancienne vie lui manquait...


_Ton bain est prêt.

C'était elle, Larani. Elle se leva et la suivit. Elle passa dans ce qui semblait être un salon, une table ronde, quelques fauteuils épais.

_Où sommes nous, lui demanda la jeune enfant.

_Dans une auberge, c'est leur meilleur suite. Bon la meilleure suite d'une auberge de campagne n'a rien à voir avec une suite dans la cité de Rêmes, mais bon il y a tout ce qu'il faut pour que tu te repose.

Elle ouvrit une autre porte, ça ressemblait à une salle de bain. Elle était toute carrelé, face à elles une grande baignoire.

_J'espère que l'eau est bonne.

Tout en disant cela elle plongea sa main dans l'eau.

_Un petit peu plus de chaleur ne te fera pas de mal, je pense.

Des filaments bleutés s'échappèrent de sa main, comme de petites étincelles qui parcouraient l'eau. L'eau devint d'un bleu fluorescent, se réverbérant sur tout les murs.

_De la magie...

_Pas vraiment, répondit elle tout en retirant sa main de l'eau et en faisant cesser l'éclat bleuté. C'est juste de l'Energie. Je t'expliquerais tout ça en temps voulu, ne t'inquiète.

Elle lui montra alors tout les ustensiles pour se laver et la quitta.

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04 octobre 2009

Raphaelle Roland




Raphaelle Roland est le personnage principal de mon histoire. C'est drôle à dire mais depuis que je pense à cette histoire, elle est presque devenue une amie.
Sa voix est dans ma tête, plus le temps passe, plus elle prend vie dans mon crâne.

Sa vie se trace doucement, son histoire personnelle.
C'est peut être pour ça que au fil des versions de mon premier chapitre, je commence à me tourner vers le pronom personnel "je" et vers le "présent".

Un petit truc qui est un résumé rapide, avec sa voix.
Le reste de l'histoire sera surement dans ce ton.



J'écris ces quelques mots avec le peu de papier qu'il me reste. Peut être devrais je commencer par le début. Je me nomme Raphaëlle Roland. J'ai quinze ans et rien ne m'a préparé à ce que je vis en ce moment même.


J'ai mené jusqu'à alors une vie sur rail. Je le dis: je n'ai jamais pris une seule décision. Je suis née dans une famille aisée. Je n'ai pas connu de grands conflits familiaux, même pour leur divorce mes parents ont tout fait pour me protéger. A l'école, j'ai quelques amis mais aucune grande amitié. Je suis bonne élève, mais je n'ai aucun talent particulier. Je suis une parfaite illustration de ce que certains nomment: dans la moyenne...


Jusqu'à ce jour d'octobre.

Je devais prendre le train pour me rendre chez mon père, passer les vacances de la Toussaint en sa compagnie. Tout était comme d'habitude, les mêmes gestes quotidiens: ma mère qui sort la valise de la voiture, elle et son nouveau mari qui m'accompagne sur le quai, les dernières embrassades, moi qui monte dans le train, moi qui ouvre un lit et qui m'endors le train partie.

Sauf qu'il n'y a pas eu de réveil doux, bercée par le train qui arrive à sa destination.


Non, je me cogne contre le dossier me faisant face, j'entends des cris, les gens paniquent. Je ne comprend pas ce qui se passe. Un liquide chaud me coule sur le front. Je touche et je regarde ma main. C'est du sang.


Je regarde par la fenêtre. Surprise, je note qu'il fait nuit. Pourtant ma montre affiche à peine seize heures. Je ne comprend rien.

D'autres cris, je me lève pour comprendre ce qu'il se passe.


Des gens en combinaisons noires sont à l'entrée du wagon. Je vois leurs visages. Leur peau est sombre comme la nuit, leurs yeux rouges scintillent étrangement dans les ténèbres ambiantes. Ils se mettent à parler et soudain je comprend qu'ils ne sont pas humains.


C'est ainsi que je fis ma première rencontre avec les noxums.


D'autres choses ce sont passés depuis, je ne peux toutes les décrire sur ce maigre morceau de papier. Tout ce que je sais, c'est qu'ici ce n'est pas chez moi. Ce monde a ses règles qui ne sont pas celles du notre.

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17 septembre 2009

Angoisses nocturnes

Un vieux texte, parce que d'une je suis une feignasse et de deux c'est toujours d'actualité.

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Image tiré du blog de Djou

 

       Il fait nuit, je ne peux plus dormir. Mon cœur bat dans ma gorge et le sommeil devient intolérable.

       A côté de moi, ma sœur paisiblement endormie, ignore tout de mes angoisses nocturnes. Je me lève. Assise, je prends ma tête entre les mains. J’ouvre les yeux et reste attentive à toute la vie qui est en moi.


       Mon cœur battait dans ma gorge et le sommeil devenait intolérable. J’avais peur.

       Oh rien qu’une peur banal, celle d’une conscience confrontée à sa propre inconsistance. La peur de la mort.


       C’était une nuit ordinaire. Accomplir tout les rituels nécessaires afin d’éloigner de mon esprit l’analogie entre le sommeil et la mort. Fermer les yeux en se disant c’est pour mieux vivre demain. Penser à ma journée tout en jouant le numéro de l’autocensure. Tout cela en évitant cette étrange sensation. La sensation qu’au delà des parois de mon crâne, il n’y a rien. 

       Rien qu’un gouffre sans nom.


 

       Comble de la banalité…

       Je n’ai rien inventé, je ne suis pas la première qu’elle hante.

       Oui je n’ai rien inventé, il n’empêche qu’elle me bouffe les tripes. Elle me les dévore à tel point que je n’ai pas la force de crier pour la faire fuir.


       Demain je prendrais le train, le métro. Je regarderais mes semblables en essayant de percer, sous leurs airs hagards et cernes diverses, un écho à mon angoisse. Rien, je n’y ai pas accès. Je suis sourde ou bien ils sont muets.

       Arrivée sur les quais de la gare, je regarderais la foule s’étaler, se diriger vers des destinations aussi diverses que sans sens. Je penserais : dans un siècle tout ces gens et moi-même nous serons tous morts. Nos arrières petits enfants iront poser de temps en temps des fleurs sur nos tombes. Peut être même penseront-ils à nous lorsqu’ils s’ennuieront.

        Dans deux siècles, il n’y aura même plus notre souvenir.

        Et durant ces instants là je me sens seule. Seule et angoissée.

        Angoisse est le mot parfait. Dans le dictionnaire, il est définit ainsi : « malaise caractérisé par un sentiment de forte peur accompagnée de sensations physiques désagréables ». 


        Je sortirais de mon train et assaillie par cette pensée, je me dirigerais vers le métro avec mes malheureuses tripes nouées. Ces si fugaces organes soumis au temps et à mon angoisse me feront alors souffrir. Peut être me font elles mal pour rappeler leur présence, de manière à me faire savoir que la venue de la grande faucheuse n’est pas pour maintenant ? A vrai dire je n’en sais rien et je serais étonnée que cette explication soit la bonne. C’est bien trop romanesque pour être réelle. Encore de la vie dans du papier.

        Malgré tout je persévérais dans la routine. J’irais en cours, je rigolerais, je mangerais. Je ferais des milliers de choses et je ne penserais plus à la mort. Je dégusterais des mots imprimés sur des livres comme des grands crus et mon angoisse sera loin. Puis au détour d’une phrase, quelques mots y feront mention, et j’aurais à nouveau mal au bide. Une crise d’angoisse me fera à nouveau souffrir.

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25 février 2009

Un peu de sang




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Les clefs m'échappaient des mains. Je n'arrivais pas à ouvrir la porte de chez moi à cause de ma nervosité.

_Ca va aller, me demanda-t-il.

Je tournais ma tête vers lui. Il tenait sa main devant ses lèvres. Je voyais des gouttes de sang s'échappaient de ses mains.

_Oui, oui, ça va aller, lui répondis-je en réussissant enfin à insérer la clef dans la serrure de ma chambre. Et ta lèvre?

Il me regarda en souriant, ses yeux plissés semblaient vouloir dire: c'est rien tu sais.


Je poussai la porte, je lui dit d'aller dans la salle de bain.

Je me sentais bizarre... Mon ventre me faisait souffrir. Mon cœur battait fort. Je frottais mes mains contre mon jean, elles étaient humides.

Il était dans la salle de bain et faisait couler de l'eau sur ses lèvres. Le miroir me renvoyait nos deux reflets. Il était pâle, sa lèvre était gonflé, de sa blessure un filet de sang s'échappait pour couler sur son menton. Les gouttes vermeilles retombaient l'une après l'autre sur l'émail immaculé du lavabo. Je me voyais aussi, j'étais rouge et je le fixais.

J'avais envie de lui.


Je le regardais et plus je sentais ce désir. La couleur de son sang dans cette minuscule salle m'hypnotisait. Suis je bizarre?


_Oh, et merde je me suis foutu du sang sur mon T-shirt.

Je m'approcha de lui, je restais silencieux. Je pris un mouchoir et entreprit de l'aider à retirer le sang. Peine perdue. Je me mis à éponger sa lèvre abimé. Mon regard était fixé sur le rouge.


Mes mains glissèrent sur sa nuque et je l'embrassai. Sur mes lèvres, le goût de son sang.


Il me repoussa, en silence il partit.

Pas sur que nous resterions amis maintenant.

Pourtant je voyais encore nos reflets dans le miroir...

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28 décembre 2008

Mélancolie chronique




Un tit texte écrit un petit moment même si il correspond pas à mon humeur du moment... Qui est plutôt sereine.
Petite discussion avec un psy...




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Petite mélancolie qui se colle à mon crâne comme du poison...



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J'ai envie de partir, quitter cette chambre, ces gens qui m'aiment, et ces lieux que j'ai déjà trop parcouru. Oui, c'est ça le mot je me sens fatiguée. De quoi? Je n'en sais rien. Ma tristesse est un poison qui surgit dans mes moments de solitudes.



Mélancolie chronique.



Oh, rien de grave je vous assure docteur. Sauf que parfois je me pose des questions. Pourquoi ai je l'impression de ne rien réussir, pourquoi je sais rien faire d'autre que tracer des mots sur un bout de papier. Regardez en plus c'est même pas joli, ça rime pas, ça rime à rien.



 

Et puis le temps qui passe, et moi qui trouve personne à aimer. Vous savez, Docteur, quand je me maquille ou que je objet_2m'habille comme une fille, je me sens comme ces gamines qui piquent le rouge à lèvre de leur mère et leurs chaussures. C'est touchant mais ridicule.




Oh et puis vous aussi, vous me faites bien rire, docteur. Vous êtes là à vous donner des airs... Vous vous avez fait des études pour pouvoir fouiller dans la merde des gens sans qu'elle vous éclabousse. Mais quoi, j'ai jamais parlé d'en finir. Je suis la première à savoir que ma crise de mélancolie ne va pas durer. C'est comme un bon rhume ça se soigne.



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Et puis je n'écrit jamais aussi bien que quand je me sens triste. C'est une sorte de moteur. Peut être que au final je ne saurais rien faire sans ses accès de tristesse. Et puis si je changeais de décor, je me sentirais bien mieux. Tout ces murs que je vois sans cesse....





Je les hais...

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27 décembre 2008

Histoire fantastique



C'est noël et comme vous le savez la coutume veut qu'un gros mec vieux et habillé en rouge vous apporte des cadeaux. Alors moi j'ai eu le droit à un netbook, du parfum Angel, mon préférée (je te vois poupinette c'est pas pour son nom mais son odeur -_-') et un petit peu d'inspiration.
Bon c'est pas ce que je lui avais demandé à la base ( je lui avais demandé le grand amour ou alors une poupée gonflable que je pourrais emmener partout avec moi à la rigueur mais ça il le sape toujours...). Mais c'est mieux que rien! Alors voilà j'ai quelques idées pour deux histoire différentes. L'une d'elle que je développe en ce moment serait fantastique se passant dans un autre monde. J'aimerais en faire une sorte d'hommage à toutes ces histoire qui ont bercés mon enfance et mes rêveries. Donc ce serait plutôt une histoire jeunesse mais en même temps j'écris comme ça me vient. Pour le moment ce ne sont que des images et quelques textes éparses et non abouties mais je vous en donne quand même un aperçu.

En espérant que celle ci je la finisse -_-'





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Mais que se passe t-il?


Le train était vide, plus une seule âme qui vive exceptée la sienne. Par la fenêtre, il y avait un paysage qui lui était étranger. Une vallée, avec ses montagnes et ses prairies. Si le train avait eu un problème, on aurait dû la réveiller!


Elle s'avança, aperçu son visage blafard dans les vitres. Ses yeux étaient bouffis par le sommeil.


_Y a quelqu'un? Cria-t-elle.


Pas de réponse...


Elle marchait dans le couloir. Elle scrutait chacun des dossiers. Personne. Elle se mit à courir. Elle continuait de chercher d'autres passagers. Arrivée au bout de son wagon elle se retourna. Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu'elle en souffrait. Ses entrailles se nouèrent et elle hurla une dernière fois:


_Y a quelqu'un...


Elle poursuivit son chemin dans tout les wagons. Ils étaient tous aussi vides. Mais bon dieu était-elle la seule dans ce foutu train ! Et puis elle remarqua cette étrange poussière bleu qui semblait avoir tout recouvert. Il y en avait partout, et ses déambulations l'avait soulevé comme une brume bleuté. Mais qu'est ce que cela signifiait?


Manifestement ce n'était pas en restant dans ce train vide qu'elle allait réussir à comprendre quelque chose à cette situation. Elle prit donc son sac à dos, laissa sa grosse valise dans le train. Après tout elle pourrais toujours faire marche arrière pour le récupérer.


Elle ouvrit la porte du train. Un paysage sublime lui faisait face. Un comme dans les pub pour l'eau de source... Il ne semblait pourtant n'y avoir aucune vie. Même pas de bruit, même pas celui du vent qui vient frotter contre les feuilles des arbres. Et partout encore cette même poussière légère bleue.

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19 décembre 2008

La Mort et le Peintre




Une fois n'est pas coutume cette article va vous faire rire (hahahahaha). Non en faite je déconnais. Non ici je vous met le résultat d'un de mes cours d'atelier d'écriture. C'était le dernier est le thème était de choisir un proverbe parmi une liste donnée et d'en faire une fable. Les rimes n'étaient pas obligatoire mais ô inspiration divine (ou alors mauvaise influence de mon cours de linguistique juste avant) mais moi, qui ne fait jamais de rimes, j'ai soudain fait cette fable de la Fontaine, enfin que la Fontaine aurait pu écrire.

Je vous laisse lire.



trois_ages_vie

Les trois âges de la vie Hans Baldung


La mort et le peintre



 



Il était une fois une jeune enfant qui aimait dessiner

Ses dessins si beaux sous les yeux de ses parents s'étalaient.

Elle crayonnait si bien que ces derniers lui firent découvrir la peinture

Mais notre jeune prodige ne savait pas encore que rien ne dure.

 


Des heures durant, seule dans sa chambre elle peignait

Par sa fenêtre, le Temps et les gens, elle regardait passer.

 

 

Elle grandit.

Elle vieillit.

Et apprit.

 

 

Elle aimait voir sous ses yeux ses créations prendre vie.

Mais jamais elle ne suit qu'elle avait vieilli.

Mais quelle surprise ce fut quand se fit présente chez elle.

Elle venait la chercher, il était temps de mourir pour elle.

 

 

Dans sa robe noire, tard le soir, la mort vînt la voir.

La vieille ne la croyait pas, la faucheuse lui offrit un miroir.

Sur son visage flétri, tant de ride la marquait

Que notre vieille amie était bien obliger de se retirer.

 

 

Mais avant, à la mort, elle demanda permission

De bien vouloir lui laisser terminer ses créations.

Et ainsi le peintre, par la fenêtre, jeta tout ses tableaux,

Tout ces voleurs de vie ne lui semblaient plus si beaux.


 

Alors elle prit la main tendue de la mort

Qui sentait son coeur s'alourdir de remords

De ne pas emporter cette vieille

Dans un bien plus paisible sommeil.

 

Ainsi les amours commencent par anneaux

Et finissent par couteaux...




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