14 octobre 2009
Histoire sur le monde de Guilraen
Comme le dit si justement le propos, il y a que les cons qui changent pas d'avis. En écrivant le premier chapitre je me suis rendu compte que finalement la première personne et le présent sonnaient faux.
Donc je vous laisse les toutes premières pages de mon histoire, tout chaud sorti de mon cerveau. Si vous pouviez réagir, me dire ce que vous en pensez, même si j'avoue que pour le moment il ne s'y passe pas grand chose...
Il y a les commentaire pour ça me direz vous, mais j'ai comme l'impression que je tiens le bon bout. Il me suffit de progresser dans cette voie. Pour les commentaires il faut juste laisser une adresse e-mail ^^
Critiquez mais soyez pas trop méchant !
Sa tête cogna violemment contre quelque chose de dure. Elle ouvrit les yeux, elle était dans un train, toujours le même. Il faisait sombre, dehors c'était la nuit et toutes les lumières du wagon étaient éteintes. Pourtant elle devinait chaque siège et savais qu'elle était seule.
Elle sentit un liquide chaud et épais qui coulait sur son fond. Elle le toucha de sa main. C'était poisseux. Elle regarda ses doigts et sans surprise elle constata que le liquide était foncé. Son propre sang.
Elle se leva et s'avança dans la rangée de sièges vides. Elle demanda si il y avait quelqu'un, elle pouvait sentir l'effroi dans sa propre voix. Sans surprise, elle n'eut aucune réponse.
Elle continua d'avancer jusqu'à la porte du wagon. Elle ne contrôlait pas ses pas. Tout était réglé par avance. Elle sortit enfin, dehors, l'air était glaciale. Mais ce n'était qu'une idée, elle ne ressentait rien.
C'est normal puisqu'elle ne faisait que rêver.
Les deux lunes dans le ciel éclairaient si bien qu'elle put voir le bosquet qui l'entourait. L'ombre des arbres l'effrayaient. Elle continua de marcher puis trébucha dans l'herbe humide de rosée. Elle tomba face contre terre. Elle était toute retournée. Quelque chose y brillait. Un collier au bout duquel un pendentif pendait. Elle le ramassa et je le sera contre elle, comme une preuve que cela c'était réellement passé.
Alors elle se releva et sans trop savoir pourquoi appela dans la nuit quelqu'un mais personne ne répondit. Personne n'était là pour répondre à son appel.
Elle se réveilla à ce moment là.
Elle se redressa, un dernier cri mourant sur mes lèvres.
_Il n'y a personne...
Une odeur âcre l'agressa, c'était sa première pensée éveillée. Elle se souvint alors non sans dégout que cette odeur, c'était celle de son propre corps. Ses cheveux humides de sueur collaient sur son front et sa nuque. Elle se sentait salle et poisseuse.
Elle ne reconnaissais pas la chambre. Elle était quelque peu déçue que ce ne soit pas la sienne. Peut être qu'un jour se réveillerait-elle sans l'espoir vain d'être de retour chez soi?
La lumière du jour persait au travers de rideaux épais. Elle eut envie d'air, tout de suite. Elle ouvrit la fenêtre en grand, ne regarda même pas la rue, et se contenta d'inspirer l'air, d'en remplir ses poumons jusqu'à en être rassasiés.
_Tu es enfin réveillée?
Elle se retourna et la vit. Elle était belle avec ses longs cheveux noirs, sa peau sombre aux reflets bleutés et ses yeux rouges vifs. Elle se sentit encore plus sale et misérable en la voyant. Elle murmura un faible oui, elle ne savait pas trop quoi lui dire. Peut être que le mot merci serait un bon choix.
Elle se dirigea vers la jeune fille et posa sur le lit un plateau couvert de nourriture.
_Tu dois avoir faim? N'est ce pas?
Son estomac choisit ce moment pour émettre un bruit pas réellement élégant mais qui lui évitait de prononcer encore un faible oui.
_Tiens alors là tu as une infusion avec quelques biscuits, puis quelques fruits, je veux prendre soin de toi, il faut que tu réhabitue doucement ton corps …
_Comment est ce que ça se fait que j'arrive à vous comprendre?
Cette phrase était sortie toute seule de sa bouche, elle se rendit compte à quel point elle n'était pas aimable avec celle qui la traitait enfin comme un être humain depuis plusieurs semaines. C'est drôle mais dans sa situation la peur de paraître impolie ne devrait pas être le dernier soucis?
_C'est grâce à la petite machine que je t'ai mis sur la tempe. Tu te souviens?
Ses doigts effleurèrent sa tempe. Elle sentit alors quelque chose froid de dur et lisse.
_Qu'est ce que c'est?
Quelque chose s'effrita, elle regarda ses doigts: du sang coagulé.
_Mais qu'est ce que vous m'avez fait!
Elle se leva, et vint doucement vers elle comme si elle avait peur d'effrayer un peu plus la bête apeurée qu'elle était.
_Ce n'est rien qu'une machine qui te permet de comprendre ma langue et de t'exprimer dans la mienne. Ne me remercie surtout pas, dit-elle en soulevant une de mes mèches de cheveux gras et en examinant l'objet collé à ma tempe. Tu n'imagine même pas le mal que j'ai eu pour en trouver une comme ça. Toute notre technologie fonctionne à l'énergie et avec ceux de ton espèce ça ne fonctionne pas.
_Merci...
_C'est bon, tu ne sais pas pourquoi je t'aide. Mange un peu, je te prépare un bain et des vêtements propres. Je pense que tu appréciera.
Elle se dirigea vers la porte.
_Attendez, je ne sais même pas comment vous vous appelez!
_Je m'appelle Larani, mais ne t'inquiète pas, nous aurons tout le temps de bavarder un peu plus tard. Mange pour le moment.
Elle ouvrit la porte, et s'en alla, aussi simplement.
Elle ne savait pas trop quoi penser d'elle. Mais elle avait tellement faim qu'elle se posa sur le lit et examina la nourriture que Larani lui avait amené. Elle huma la boisson, une légère fumée s'en échappait. Le liquide était sombre, et même si l'odeur était différente, elle espérait que son goût ne soit pas amère comme celui du café. Elle détestait le café. Elle prit un gâteau, ils étaient bruns et parfumés. Elle en mit un dans sa bouche qu'elle laissa doucement fondre sur son palais, ils étaient délicatement sucrés, elle dégusta lentement. Les fruits attirèrent son regard, de couleurs vives et de formes inconnus, ils ne ressemblaient à aucuns qu'elle connaissait. Elle croqua avidement dans un d'une jolie couleur noir luisante. Ses dents ripèrent sur son écorce.
_Et merde, dit-elle tout en reposant le fruit dur comme de la pierre.
Elle mangea tranquillement, elle me sentait calme et tranquille à présent. Cette sensation de paix ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas ressenti. Depuis qu'elle était débarquée dans ce monde, dans ce cauchemar...
Elle aimerait rentrer chez elle. Revoir sa mère, son père, ses quelques amis. Mais chaque matin c'est ici qu'elle se réveillait. Son ancienne vie lui manquait...
_Ton bain est prêt.
C'était elle, Larani. Elle se leva et la suivit. Elle passa dans ce qui semblait être un salon, une table ronde, quelques fauteuils épais.
_Où sommes nous, lui demanda la jeune enfant.
_Dans une auberge, c'est leur meilleur suite. Bon la meilleure suite d'une auberge de campagne n'a rien à voir avec une suite dans la cité de Rêmes, mais bon il y a tout ce qu'il faut pour que tu te repose.
Elle ouvrit une autre porte, ça ressemblait à une salle de bain. Elle était toute carrelé, face à elles une grande baignoire.
_J'espère que l'eau est bonne.
Tout en disant cela elle plongea sa main dans l'eau.
_Un petit peu plus de chaleur ne te fera pas de mal, je pense.
Des filaments bleutés s'échappèrent de sa main, comme de petites étincelles qui parcouraient l'eau. L'eau devint d'un bleu fluorescent, se réverbérant sur tout les murs.
_De la magie...
_Pas vraiment, répondit elle tout en retirant sa main de l'eau et en faisant cesser l'éclat bleuté. C'est juste de l'Energie. Je t'expliquerais tout ça en temps voulu, ne t'inquiète.
Elle lui montra alors tout les ustensiles pour se laver et la quitta.
04 octobre 2009
Raphaelle Roland
Raphaelle Roland est le personnage principal de mon histoire. C'est drôle à dire mais depuis que je pense à cette histoire, elle est presque devenue une amie.
Sa voix est dans ma tête, plus le temps passe, plus elle prend vie dans mon crâne.
Sa vie se trace doucement, son histoire personnelle.
C'est peut être pour ça que au fil des versions de mon premier chapitre, je commence à me tourner vers le pronom personnel "je" et vers le "présent".
Un petit truc qui est un résumé rapide, avec sa voix.
Le reste de l'histoire sera surement dans ce ton.
J'écris ces quelques mots avec le peu de papier qu'il me reste. Peut être devrais je commencer par le début. Je me nomme Raphaëlle Roland. J'ai quinze ans et rien ne m'a préparé à ce que je vis en ce moment même.
J'ai mené jusqu'à alors une vie sur rail. Je le dis: je n'ai jamais pris une seule décision. Je suis née dans une famille aisée. Je n'ai pas connu de grands conflits familiaux, même pour leur divorce mes parents ont tout fait pour me protéger. A l'école, j'ai quelques amis mais aucune grande amitié. Je suis bonne élève, mais je n'ai aucun talent particulier. Je suis une parfaite illustration de ce que certains nomment: dans la moyenne...
Jusqu'à ce jour d'octobre.
Je devais prendre le train pour me rendre chez mon père, passer les vacances de la Toussaint en sa compagnie. Tout était comme d'habitude, les mêmes gestes quotidiens: ma mère qui sort la valise de la voiture, elle et son nouveau mari qui m'accompagne sur le quai, les dernières embrassades, moi qui monte dans le train, moi qui ouvre un lit et qui m'endors le train partie.
Sauf qu'il n'y a pas eu de réveil doux, bercée par le train qui arrive à sa destination.
Non, je me cogne contre le dossier me faisant face, j'entends des cris, les gens paniquent. Je ne comprend pas ce qui se passe. Un liquide chaud me coule sur le front. Je touche et je regarde ma main. C'est du sang.
Je regarde par la fenêtre. Surprise, je note qu'il fait nuit. Pourtant ma montre affiche à peine seize heures. Je ne comprend rien.
D'autres cris, je me lève pour comprendre ce qu'il se passe.
Des gens en combinaisons noires sont à l'entrée du wagon. Je vois leurs visages. Leur peau est sombre comme la nuit, leurs yeux rouges scintillent étrangement dans les ténèbres ambiantes. Ils se mettent à parler et soudain je comprend qu'ils ne sont pas humains.
C'est ainsi que je fis ma première rencontre avec les noxums.
D'autres choses ce sont passés depuis, je ne peux toutes les décrire sur ce maigre morceau de papier. Tout ce que je sais, c'est qu'ici ce n'est pas chez moi. Ce monde a ses règles qui ne sont pas celles du notre.
17 septembre 2009
Angoisses nocturnes
Un vieux texte, parce que d'une je suis une feignasse et de deux c'est toujours d'actualité.
Il fait nuit, je ne peux plus dormir. Mon cœur bat dans ma gorge et le sommeil devient intolérable.
A côté de moi, ma sœur paisiblement endormie, ignore tout de mes angoisses nocturnes. Je me lève. Assise, je prends ma tête entre les mains. J’ouvre les yeux et reste attentive à toute la vie qui est en moi.
Mon cœur battait dans ma gorge et le sommeil devenait intolérable. J’avais peur.
Oh rien qu’une peur banal, celle d’une conscience confrontée à sa propre inconsistance. La peur de la mort.
C’était une nuit ordinaire. Accomplir tout les rituels nécessaires afin d’éloigner de mon esprit l’analogie entre le sommeil et la mort. Fermer les yeux en se disant c’est pour mieux vivre demain. Penser à ma journée tout en jouant le numéro de l’autocensure. Tout cela en évitant cette étrange sensation. La sensation qu’au delà des parois de mon crâne, il n’y a rien.
Rien qu’un gouffre sans nom.
Comble de la banalité…
Je n’ai rien inventé, je ne suis pas la première qu’elle hante.
Oui je n’ai rien inventé, il n’empêche qu’elle me bouffe les tripes. Elle me les dévore à tel point que je n’ai pas la force de crier pour la faire fuir.
Demain je prendrais le train, le métro. Je regarderais mes semblables en essayant de percer, sous leurs airs hagards et cernes diverses, un écho à mon angoisse. Rien, je n’y ai pas accès. Je suis sourde ou bien ils sont muets.
Arrivée sur les quais de la gare, je regarderais la foule s’étaler, se diriger vers des destinations aussi diverses que sans sens. Je penserais : dans un siècle tout ces gens et moi-même nous serons tous morts. Nos arrières petits enfants iront poser de temps en temps des fleurs sur nos tombes. Peut être même penseront-ils à nous lorsqu’ils s’ennuieront.
Dans deux siècles, il n’y aura même plus notre souvenir.
Et durant ces instants là je me sens seule. Seule et angoissée.
Angoisse est le mot parfait. Dans le dictionnaire, il est définit ainsi : « malaise caractérisé par un sentiment de forte peur accompagnée de sensations physiques désagréables ».
Je sortirais de mon train et assaillie par cette pensée, je me dirigerais vers le métro avec mes malheureuses tripes nouées. Ces si fugaces organes soumis au temps et à mon angoisse me feront alors souffrir. Peut être me font elles mal pour rappeler leur présence, de manière à me faire savoir que la venue de la grande faucheuse n’est pas pour maintenant ? A vrai dire je n’en sais rien et je serais étonnée que cette explication soit la bonne. C’est bien trop romanesque pour être réelle. Encore de la vie dans du papier.
Malgré tout je persévérais dans la routine. J’irais en cours, je rigolerais, je mangerais. Je ferais des milliers de choses et je ne penserais plus à la mort. Je dégusterais des mots imprimés sur des livres comme des grands crus et mon angoisse sera loin. Puis au détour d’une phrase, quelques mots y feront mention, et j’aurais à nouveau mal au bide. Une crise d’angoisse me fera à nouveau souffrir.
25 février 2009
Un peu de sang
Les clefs m'échappaient des mains. Je n'arrivais pas à ouvrir la porte de chez moi à cause de ma nervosité.
_Ca va aller, me demanda-t-il.
Je tournais ma tête vers lui. Il tenait sa main devant ses lèvres. Je voyais des gouttes de sang s'échappaient de ses mains.
_Oui, oui, ça va aller, lui répondis-je en réussissant enfin à insérer la clef dans la serrure de ma chambre. Et ta lèvre?
Il me regarda en souriant, ses yeux plissés semblaient vouloir dire: c'est rien tu sais.
Je poussai la porte, je lui dit d'aller dans la salle de bain.
Je me sentais bizarre... Mon ventre me faisait souffrir. Mon cœur battait fort. Je frottais mes mains contre mon jean, elles étaient humides.
Il était dans la salle de bain et faisait couler de l'eau sur ses lèvres. Le miroir me renvoyait nos deux reflets. Il était pâle, sa lèvre était gonflé, de sa blessure un filet de sang s'échappait pour couler sur son menton. Les gouttes vermeilles retombaient l'une après l'autre sur l'émail immaculé du lavabo. Je me voyais aussi, j'étais rouge et je le fixais.
J'avais envie de lui.
Je le regardais et plus je sentais ce désir. La couleur de son sang dans cette minuscule salle m'hypnotisait. Suis je bizarre?
_Oh, et merde je me suis foutu du sang sur mon T-shirt.
Je m'approcha de lui, je restais silencieux. Je pris un mouchoir et entreprit de l'aider à retirer le sang. Peine perdue. Je me mis à éponger sa lèvre abimé. Mon regard était fixé sur le rouge.
Mes mains glissèrent sur sa nuque et je l'embrassai. Sur mes lèvres, le goût de son sang.
Il me repoussa, en silence il partit.
Pas sur que nous resterions amis maintenant.
Pourtant je voyais encore nos reflets dans le miroir...
28 décembre 2008
Mélancolie chronique
Un tit texte écrit un petit moment même si il correspond pas à mon humeur du moment... Qui est plutôt sereine.
Petite discussion avec un psy...
Petite mélancolie qui se colle à mon crâne comme du poison...
J'ai envie de partir, quitter cette chambre, ces gens qui m'aiment, et ces lieux que j'ai déjà trop parcouru. Oui, c'est ça le mot je me sens fatiguée. De quoi? Je n'en sais rien. Ma tristesse est un poison qui surgit dans mes moments de solitudes.
Mélancolie chronique.
Oh, rien de grave je vous assure docteur. Sauf que parfois je me pose des questions. Pourquoi ai je l'impression de ne rien réussir, pourquoi je sais rien faire d'autre que tracer des mots sur un bout de papier. Regardez en plus c'est même pas joli, ça rime pas, ça rime à rien.
Et puis le temps qui passe, et moi qui
trouve personne à aimer. Vous savez, Docteur, quand je me
maquille ou que je
m'habille comme une fille, je me sens comme ces
gamines qui piquent le rouge à lèvre de leur mère
et leurs chaussures. C'est touchant mais ridicule.
Oh et puis vous aussi, vous me faites bien rire, docteur. Vous êtes là à vous donner des airs... Vous vous avez fait des études pour pouvoir fouiller dans la merde des gens sans qu'elle vous éclabousse. Mais quoi, j'ai jamais parlé d'en finir. Je suis la première à savoir que ma crise de mélancolie ne va pas durer. C'est comme un bon rhume ça se soigne.
Et puis je n'écrit jamais aussi bien que quand je me sens triste. C'est une sorte de moteur. Peut être que au final je ne saurais rien faire sans ses accès de tristesse. Et puis si je changeais de décor, je me sentirais bien mieux. Tout ces murs que je vois sans cesse....
Je les hais...
27 décembre 2008
Histoire fantastique
C'est noël et comme vous le savez la coutume veut qu'un gros mec vieux et habillé en rouge vous apporte des cadeaux. Alors moi j'ai eu le droit à un netbook, du parfum Angel, mon préférée (je te vois poupinette c'est pas pour son nom mais son odeur -_-') et un petit peu d'inspiration.
Bon c'est pas ce que je lui avais demandé à la base ( je lui avais demandé le grand amour ou alors une poupée gonflable que je pourrais emmener partout avec moi à la rigueur mais ça il le sape toujours...). Mais c'est mieux que rien! Alors voilà j'ai quelques idées pour deux histoire différentes. L'une d'elle que je développe en ce moment serait fantastique se passant dans un autre monde. J'aimerais en faire une sorte d'hommage à toutes ces histoire qui ont bercés mon enfance et mes rêveries. Donc ce serait plutôt une histoire jeunesse mais en même temps j'écris comme ça me vient. Pour le moment ce ne sont que des images et quelques textes éparses et non abouties mais je vous en donne quand même un aperçu.
En espérant que celle ci je la finisse -_-'
Mais que se passe t-il?
Le train était vide, plus une seule âme qui vive exceptée la sienne. Par la fenêtre, il y avait un paysage qui lui était étranger. Une vallée, avec ses montagnes et ses prairies. Si le train avait eu un problème, on aurait dû la réveiller!
Elle s'avança, aperçu son visage blafard dans les vitres. Ses yeux étaient bouffis par le sommeil.
_Y a quelqu'un? Cria-t-elle.
Pas de réponse...
Elle marchait dans le couloir. Elle scrutait chacun des dossiers. Personne. Elle se mit à courir. Elle continuait de chercher d'autres passagers. Arrivée au bout de son wagon elle se retourna. Son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu'elle en souffrait. Ses entrailles se nouèrent et elle hurla une dernière fois:
_Y a quelqu'un...
Elle poursuivit son chemin dans tout les wagons. Ils étaient tous aussi vides. Mais bon dieu était-elle la seule dans ce foutu train ! Et puis elle remarqua cette étrange poussière bleu qui semblait avoir tout recouvert. Il y en avait partout, et ses déambulations l'avait soulevé comme une brume bleuté. Mais qu'est ce que cela signifiait?
Manifestement ce n'était pas en restant dans ce train vide qu'elle allait réussir à comprendre quelque chose à cette situation. Elle prit donc son sac à dos, laissa sa grosse valise dans le train. Après tout elle pourrais toujours faire marche arrière pour le récupérer.
Elle ouvrit la porte du train. Un paysage sublime lui faisait face. Un comme dans les pub pour l'eau de source... Il ne semblait pourtant n'y avoir aucune vie. Même pas de bruit, même pas celui du vent qui vient frotter contre les feuilles des arbres. Et partout encore cette même poussière légère bleue.
19 décembre 2008
La Mort et le Peintre
Une fois n'est pas coutume cette article va vous faire rire (hahahahaha). Non en faite je déconnais. Non ici je vous met le résultat d'un de mes cours d'atelier d'écriture. C'était le dernier est le thème était de choisir un proverbe parmi une liste donnée et d'en faire une fable. Les rimes n'étaient pas obligatoire mais ô inspiration divine (ou alors mauvaise influence de mon cours de linguistique juste avant) mais moi, qui ne fait jamais de rimes, j'ai soudain fait cette fable de la Fontaine, enfin que la Fontaine aurait pu écrire.
Je vous laisse lire.
Les trois âges de la vie Hans Baldung
La mort et le peintre
Il était une fois une jeune
enfant qui aimait dessiner
Ses dessins si beaux sous les yeux de ses parents s'étalaient.
Elle crayonnait si bien que ces
derniers lui firent découvrir la peinture
Mais notre jeune prodige ne savait pas encore que rien ne dure.
Des heures durant, seule dans sa
chambre elle peignait
Par sa fenêtre, le Temps et les gens, elle regardait passer.
Elle grandit.
Elle vieillit.
Et apprit.
Elle aimait voir sous ses yeux ses
créations prendre vie.
Mais jamais elle ne suit qu'elle avait
vieilli.
Mais quelle surprise ce fut quand se
fit présente chez elle.
Elle venait la chercher, il était temps de mourir pour elle.
Dans sa robe noire, tard le soir, la
mort vînt la voir.
La vieille ne la croyait pas, la
faucheuse lui offrit un miroir.
Sur son visage flétri, tant de
ride la marquait
Que notre vieille amie était bien obliger de se retirer.
Mais avant, à la mort, elle
demanda permission
De bien vouloir lui laisser terminer
ses créations.
Et ainsi le peintre, par la fenêtre,
jeta tout ses tableaux,
Tout ces voleurs de vie ne lui
semblaient plus si beaux.
Alors elle prit la main tendue de la
mort
Qui sentait son coeur s'alourdir de
remords
De ne pas emporter cette vieille
Dans un bien plus paisible sommeil.
Ainsi les amours commencent par anneaux
Et finissent par couteaux...
26 novembre 2008
Le grand méchant loup
Le thème de l'atelier d'écriture de la semaine dernière consistait à écrire l'histoire du petit chaperon rouge mais cette fois ci du point de vue du loup. Trouvant toujours la gamine d'une sottise pitoyable et le loup simplement un être qui avait besoin de se nourrir je me suis assez bien amusé. Je vous laisse lire ce texte assez long (3pages mais courage ^_^) en espérant que vous vous amuserez autant que moi en l'écrivant, sur ce je retourne à mon commentaire en stylistique, moins plaisant à écrire et j'ignore pourquoi -_-'.
Cela faisait de nombreux jours que j'avais quitté ma meute. Un loup seul est bien faible et à par de minuscules proies je n'avais rien réussi à attraper d'autre.
Les hommes étaient là, toujours à surveiller leur bétail, impossible de me délecter d'une de leur vache ou bien mouton. Et je ne me serais jamais risqué à attaquer un sanglier ou une biche en pleine santé. Je me sentait bien trop fatigué pour résister à un combat singulier.
Je longeais les sentiers, ma truffe collé au sol à la recherche d'une piste. N'importe quel animal m'aurait suffit même vieux et malade. Il me fallait plus de force pour pouvoir survivre et fonder enfin ma propre meute.
Quand soudain je sentis une odeur bien différente de celles des habitants de cette forêt. Une jeune humaine. L'odeur de sa peau était fraiche, tellement légère comparé à mon gibier habituel, l'odeur d'un autre animal aurait pu si facilement la masquer. Et bien que les humains n'était pas un choix de prédilection, je me mis à courir, mis en appétit par l'odeur de cette proie facile.
Après quelques foulées, je la vis enfin. Elle était petite mais en bonne santé, la tête penché dans les fleurs, elle se confectionnait un bouquet. Son odeur était légère presque fade, comme celle de tout les humains, mais en écoutant son cœur battre je me mis à rêver d'y planter mes crocs. Mais j'humais déjà une autre odeur. Des hommes à quelques pattes de là. Ils étaient en train de couper des arbres avec leurs grandes haches. Bien plus tranchantes que les crocs du mâle dominant de mon ancienne meute. Si je tuais la petite maintenant, ils me pourchasseraient et me tueraient avant que j'ai le temps de gouter à son foie. Impossible de chasser.
Et pourtant je la voyais à quelques mètres de moi à peine. J'entendais son cœur battre et irriguer toute sa chaire. Cette nuque légère que je pourrais briser d'un coup de mâchoire. Je la plaquerais contre le sol et avec mes griffes je fouillerais sa poitrine. Je mangerais son cœur, son foie et ses reins. Ses morceaux dignes d'un chef de meute seraient pour moi.
Non, je devais me calmer. Je sentais déjà mon cœur s'accélérer, et mon souffle se faire pressant. J'étais affamé mais si je me lançais maintenant ces hommes me tueraient.
Il me fallait prendre des chemins plus inhabituels pour un loup. Je me souvint alors de cette histoire que m'avait raconté un renard quand j'étais encore dans ma meute. En flattant un stupide corbeau celui ci avait eu de quoi se nourrir. Je devais éloigner l'enfant d'ici afin de pouvoir l'abattre en paix. Oui, je devais me montrer plus intelligent que cette espèce qui se vantait d'être l'animal le plus intelligent.
Je m'approchai calmement. Un cri signerait mon arrêt de mort.
L'enfant releva la tête et me vit. C'est avec surprise que je vis dans son regard de la curiosité et non pas de la peur. Elle devait ignorer ma nature. En m'approchant, je vis qu'elle portait un panier . Le parfum qui en émanait était sucré, écœurant. Je ne comprenais pas l'affection qu'avait les hommes pour les aliments sucrés.
_Mais ou vas tu donc comme cela jeune fille? lui demandai-je.
_Je vais voir ma Mère-grand, et lui porter une galette, avec un petit pot de beurre que ma mère lui envoie.
_Demeure t-elle bien loin? La questionnais je en sentant là un moyen de l'éloigner de ces hommes et de leurs haches.
_Oh, oui! Dit le petit Chaperon rouge, c'est par delà le chemin que vous voyez tout là bas, à la première maison du village.
Il aurait été criminelle de ne pas profiter d'une telle imbécile.
_Et bien, repris je, je veux aller voir moi aussi: je m'y en vais par ce chemin-si et toi par ce chemin là, et nous verrons qui le plutôt y sera.
Elle opina de la tête et je me mis alors à courir vers la demeure de sa Mère-grand. Quelle imbécile! Même en prenant un chemin plus long, je serais arrivé avant elle. Je courais dans la forêt, heureux, et certain de mon futur repas. Mes pattes se posaient sur le sol pour s'en arrachaient aussi rapidement. J'allais vite, je pressais l'allure. Je sentais toute la forêt. Mais c'était presque à regret que je sentais l'odeur de ma jeune proie s'amoindrir.
L'odeur des habitations humaines... Des cendres et de l'eau croupie. Je trouva la maison de la vieille femme assez rapidement. Je me mis sur mes pattes arrières avec difficulté et je toquai à sa porte assez maladroitement.
Une voix faible et mal assurée me répondit:
_Qui est là?
_C'est votre fille le petit chaperon rouge qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie, dis-je en tentant d'imiter la voix de la jeune fille.
Je l'entendis alors, avec surprise, m'indiquer comment ouvrir la porte. Aucun loup aussi vieux soit il ne se serait laissé berner par une aussi mauvaise imitation. Les humains avaient des capacités bien moindre que celle de mes frères et sœurs. Je m'étonnais toujours de voir un animal aussi faible tuer autant de mes congénères.
En poussant la porte avec mon museau, l'odeur de la vieille humaine m'assaillit. Elle puait, elle sentait l'eau croupie, boueuse et la sueur, rance. Il y avait peu de lumière mis à part celle des flammes dans sa cheminée. C'était là d'où venait l'infâme odeur. Je vis des légumes sans saveurs s'agiter dans l'eau bouillonnante de sa marmite. Plus loin sur le lit, une masse bougeait. C'était elle, sa mère-grand. Je sautais vers elle et d'un coup de dent, je lui brisa la nuque. Je regardai l'état du lit et je dissimulai le cadavre avec les draps salis par son sang. Je la mangerais plus tard, pour le moment je devais me préparer à accueillir ma proie. Je pris le bonnet sur la tête de la vieille et m'en couvris. J'avais surement l'air ridicule. Je me mis dans le lit et recouvris mon corps avec les couvertures et attendis patiemment.
J'avais faim, et je me retenais de manger la vieille. De plus, elle risquait de me rendre malade. Je patientais.
Un bruit se fit entendre. Celui d'un poing fermé contre la porte. Elle était là. J'imitai sa grand mère et lui dit d'ouvrir la porte. Je vis son visage, légèrement inquiet essayant de voir dans l'obscurité de la maison.
_Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher avec moi.
J'avais envie de jouer, de savourer cette victoire sur sa bêtise. Je regardais l'enfant se déshabillait timidement. Sa peau ferme mise à nu pour mes crocs, elle me rejoignit dans le lit. Elle me regardait, évidemment, elle ne reconnaissait plus sa Mère-Grand.
_Ma mère-grand, que vous avez de grands bras?
_C'est pour mieux t'embrasser ma fille, lui répondis je en m'amusant.
_Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes?
_C'est pour mieux courir, mon enfant.
_Ma mère-grand que vous avez de grandes oreilles?
_C'est pour mieux écouter, mon enfant.
Le plus drôle c'est que je ne faisais que dire la vérité. La jeune fille semblait enfin comprendre que je n'avais rien d'humain.
_Ma mère-grand que vous avez de grandes dents? Dit elle de plus en plus effrayées.
_C'est pour mieux te manger.
Sur ce je lui sauta à la gorge.
Ce jour là, je fis probablement un de mes plus copieux repas. Je profitais de cela pour dormir et me restaurer. Je parti de la vieille maison avant que l'odeur de leurs chaires pourrissantes n'avertissent d'autres hommes. Je quittai la maison la nuit, avec assez de force pour poursuivre mon voyage. Trouver un territoire et devenir le chef de ma propre meute.
Ce que je fis par la suite. Je rencontrai une louve et avec elle, je fondis ma propre meute et élevai mes fils et mes filles non pas dans la crainte de l'homme mais dans la ruse. Nous autres, loups si nous nous montrons assez malins et astucieux pouvont très bien profiter du voisinage de l'homme, surtout de son bétail et de ses tendres enfants.
02 novembre 2008
Ennemi intérieur
En moi sommeille un monstre sans griffe.
A la faveur d'une fleur fanée, d'un mot ou même d'une simple pensée, il s'éveille.
Silhouette macabre...
Tes bras froids m'étreignent.
Tes mains osseuses me lacèrent.
Tes chuchotements me glacent.
Ce monstre n'aime ni ne s'attache, tout
lui est indifférent.
Il aime fixer le plafond et rêver que celui ci est le couvercle de son cercueil.
Mon crane est la charpente de sa demeure, mon cerveau son domaine.
« Rien n'importe, rien n'existe.
Seulement la mort », me chuchote-t-il à l'oreille.
Alors, effrayée comme un enfant,
je me surprend à chanter des comptines tout en me bouchant les
oreilles pour le faire fuir.
Mais il est toujours là avec sa silhouette hideuse à m'observer.
Plus de désirs, plus d'envies...
« Enfin! » me dit il.



















